
Volodymyr Zelensky va se rendre à Londres ce lundi pour y rencontrer Keir Starmer, Emmanuel Macron et Friedrich Merz, alors que les Etats-Unis négocient séparément avec la Russie et l’Ukraine pour mettre un terme au conflit opposant les deux pays.
Une réunion au cœur des efforts diplomatiques. Ce lundi, le Premier ministre britannique Keir Starmer va recevoir à Londres le président Ukrainien Volodymyr Zelensky, en compagnie du chef de l’Etat français Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz.
La Russie s’enferme dans une démarche escalatoire et ne cherche pas la paix.
Je condamne avec la plus grande fermeté les frappes massives qui ont ciblé cette nuit l’Ukraine, en particulier ses infrastructures énergétiques et ferroviaires.
Nous devons continuer…
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) December 6, 2025
Cette rencontre est destinée à faire le point sur «les négociations en cours dans le cadre de la médiation américaine», avait déjà écrit samedi dernier sur X Emmanuel Macron en promettant de «continuer à faire pression sur la Russie pour la contraindre à la paix».
Plusieurs réunions entre Ukrainiens et américains…
Au même moment, la cheffe de la diplomatie britannique, Yvette Cooper, est attendue à Washington pour rencontrer son homologue américain Marco Rubio, dans le cadre d’intenses efforts diplomatiques pour tenter de mettre fin à la guerre en Ukraine déclenchée par l’invasion russe du 24 février 2022.
Le Royaume-Uni et les Etats-Unis devraient réaffirmer «leur engagement à parvenir à un accord de paix en Ukraine», a annoncé le Foreign Office, ajoutant que Londres appuie «les efforts continus du président Trump pour garantir une paix juste et durable».
Ces rencontres suivent des réunions à Miami, en Floride, entre responsables ukrainiens et américains, autour du plan qu’a dévoilé Donald Trump il y a trois semaines et qui est censé trouver une issue à la guerre.
… Pour l’instant sans grandes avancées
Samedi 6 décembre, Volodymyr Zelensky avait assuré avoir eu une conversation téléphonique «substantielle et constructive» avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner et ses propres négociateurs dépêchés en Floride.
«Les questions clés qui pourraient garantir la fin de l’effusion de sang» et «le risque que la Russie ne tienne pas ses promesses» ont été abordés, avait alors prévenu le président ukrainien.
De son côté, la diplomatie américaine a indiqué ce week-end s’être entendue avec l’Ukraine pour affirmer que «tout progrès réel vers un accord dépendait de la volonté de la Russie de s’engager sérieusement en faveur d’une paix durable».
Les Européens tentent de s’affirmer
Depuis la présentation du plan américain il y a trois semaines, les puissances européennes alliées de Kiev tentent de faire entendre leur voix.
Elles ont tenté, lors d’une réunion à Genève fin novembre, d’amender un texte perçu comme très favorable à la Russie, car porté par Steve Witkoff, un promoteur immobilier intime du président Trump et accusé d’être également proche de Moscou où il s’est rendu plusieurs fois depuis près d’un an.
Lui et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, avaient été reçus la semaine dernière par le président russe Vladimir Poutine, le Kremlin parlant alors de certaines avancées, même s’il reste «beaucoup de travail».
Donald Trump multiplie les critiques contre Volodymyr Zelensky
Interrogé dimanche soir lors d’une soirée de gala à Washington, le président des Etats-Unis, qui souffle le chaud et le froid à l’endroit de son homologue ukrainien, lui a reproché de n’avoir «pas lu» son plan pour l’Ukraine.
«Nous avons donc parlé au président Poutine, nous avons discuté avec les dirigeants ukrainiens, notamment Zelensky, et je dois dire que je suis un peu déçu que le président Zelensky n’ait pas encore lu la proposition», a lancé le dirigeant républicain.
«Cela convient à la Russie, vous savez, je pense que la Russie préférerait avoir tout le pays», mais «je ne suis pas sûr que cela convienne à Volodymyr Zelensky», a ajouté le milliardaire, qui s’est rapproché de Moscou depuis qu’il est revenu à la Maison Blanche il y a près d’un an.
Le Kremlin a d’ailleurs qualifié dimanche de «globalement conformes à (sa) vision» les «ajustements» contenus dans la «nouvelle stratégie de sécurité nationale» dévoilée vendredi par la Maison Blanche.
Ce texte d’une trentaine de pages s’en prend à l’Europe, confrontée à un «effacement civilisationnel» attribué à l’immigration et s’engage à ce qu’il n’y ait pas d’élargissement de l’Otan.

