Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce dimanche 12 avril 2026, au 1.509e jour du conflit.
Le fait du jour
L’Ukraine et la Russie se sont mutuellement accusées d’avoir violé à des centaines de reprises le cessez-le-feu instauré sur le front en Ukraine à l’occasion de la Pâque orthodoxe. Cette cessation des hostilités a commencé samedi à 16 heures. Volodymyr Zelensky avait accepté ce cessez-le-feu proposé par son homologue Vladimir Poutine, affirmant que son pays répondrait « coup sur coup » à la moindre de ses violations par la Russie.
Ce dimanche, les deux armées se sont réciproquement imputées des centaines de frappes d’artillerie, de drones, notamment sur des civils, et plusieurs attaques d’infanterie.
Le chiffre
2.299. L’état-major de l’armée ukrainienne a affirmé que les forces russes avaient violé à 2.299 reprises le cessez-le-feu de ce week-end pascal. Quelques minutes plus tard, le ministère russe de la Défense a à son tour fait état de 1.971 cas de violation de cette mesure par les troupes ukrainiennes.
Signe d’un amenuisement relatif des activités militaires, l’état-major côté ukrainien a néanmoins souligné n’avoir enregistré aucune attaque russe de drones longue distance de type Shahed, aucun largage de bombes guidées ou tir de missile, des frappes qui sont habituellement quasi quotidiennes en Ukraine.
La tendance
Volodymyr Zelensky a estimé qu’il serait « correct » que le cessez-le-feu, démarré lors de ce week-end pascal, soit prolongé. Mais le Kremlin a exclu cette possibilité, à moins que Kiev ne se plie aux conditions qu’il pose pour mettre un terme à cette guerre déclenchée par l’invasion massive russe de l’Ukraine, en février 2022.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
Une « paix durable ne pourra advenir que lorsque nous aurons protégé nos intérêts et atteint les objectifs que nous nous sommes fixés dès le départ. Cela est possible dès aujourd’hui, mais Zelensky doit accepter des solutions bien connues », a déclaré Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe. Le Kremlin exige du gouvernement ukrainien des concessions politiques et territoriales, en particulier un retrait complet de la région orientale de Donetsk, partiellement contrôlée par les Russes. Des exigences rejetées par Kiev, qui les assimile à une capitulation.
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