Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce mercredi 1er avril 2026, au 1.498e jour du conflit.
Le fait du jour
Très rude journée pour l’Ukraine. L’armée russe a en effet lancé plus de 360 drones mercredi, ont annoncé les autorités, un nouvel épisode d’attaque aérienne massive en plein jour contre le pays, habituellement ciblé la nuit. L’armée de l’air a indiqué sur Telegram avoir intercepté 345 drones parmi les « plus de 360 » recensés entre 8 heures et 18 heures.
Le bilan humain est lourd : cinq personnes ont été tuées, dont quatre en pleine journée dans une frappe de drone dans la région de Tcherkassy, dans le centre de l’Ukraine. Les dégâts matériels sont aussi importants. Des frappes ont notamment provoqué un incendie dans un centre postal et un entrepôt de nourriture à Loutsk, dans l’ouest du pays. Des infrastructures électriques ont aussi été touchées dans les régions occidentales d’Ivano-Frankivsk et Transcarpatie
Cette attaque, qui a notamment visé des secteurs très éloignés du front, survient au lendemain du rejet par la Russie d’une proposition de trêve pour Pâques formulée par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Le chiffre du jour
29. C’est le nombre de personnes tuées mardi lors du crash d’un avion militaire russe dans la péninsule de Crimée, en Ukraine annexée. « Le 31 mars 2026, l’avion An-26 s’est écrasé lors d’un vol près de la localité de Kouïbychevo, dans le district de Bakhtchissaraï en Crimée », a indiqué le Comité d’enquête de Russie, chargé des principales investigations dans le pays. Une enquête pour violation des règles de vol a été ouverte, selon la même source.
D’après l’agence officielle russe TASS, l’appareil transportait six membres d’équipage et 23 passagers qui auraient tous péri dans le crash.
La cause du crash privilégiée à ce stade est une défaillance technique, selon le ministère russe de la Défense.
La déclaration du jour
« La rhétorique de la campagne est délibérément binaire – paix contre guerre – présentant l’Ukraine comme un risque et le gouvernement hongrois sortant comme garant de stabilité et de rationalité »
Les paroles sont signées de l’historienne hongroise Csilla Fedinec du Centre des sciences sociales de l’université ELTE. A l’approche des législatives du 12 avril, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a fait de l’Ukraine le bouc émissaire de sa campagne électorale, qui s’appuie notamment sur des vidéos générées par l’intelligence artificielle et la désinformation.
Le dirigeant nationaliste, au pouvoir depuis seize ans et proche de Moscou, bénéficierait selon des analystes de l’aide secrète de la Russie pour accroître ses chances de réélection. Ces efforts sont perçus comme une tentative de détourner l’attention des préoccupations sociales et économiques qui ont propulsé le parti de son adversaire Peter Magyar en tête des sondages.
La tendance
Volodymyr Zelensky a affirmé avoir eu mercredi un appel « positif » par visioconférence avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, le sénateur Lindsey Graham et le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, afin de discuter des efforts pour mettre fin au conflit déclenché par l’invasion russe en février 2022.
« Nous avons convenu de renforcer les garanties de sécurité et j’ai d’ores et déjà chargé notre équipe d’actualiser rapidement les documents afin que les garanties de sécurité pour l’Ukraine soient solides, que la perspective de la reconstruction d’après-guerre soit réaliste et que tout soit opérationnel », a affirmé le président ukrainien, dans son allocution quotidienne.
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