Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce mardi 10 février, au 1.447e jour du conflit.
Le fait du jour
Emmanuel Macron veut vraiment renouer le fil du dialogue avec Vladimir Poutine, pour ne pas laisser à Donald Trump l’exclusivité des négociations avec le Kremlin. Il l’a redit ce mardi, dans un entretien à plusieurs journaux européens mais en explicitant sa pensée : il souhaite que le contact soit « bien organisé » avec les Européens, mais sans « trop d’interlocuteurs ». Le président français a aussi concédé que les premiers contacts techniques entre Moscou et son envoyé diplomatique ont surtout confirmé que « la Russie ne veut pas la paix pour l’instant ».
Des velléités macroniennes que Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne a un peu refroidies. « Discutons de ce dont nous voulons parler avec les Russes avant de décider qui sera la personne qui leur parlera », a-t-elle affirmé dans un entretien avec plusieurs médias
Elle envisage de transmettre dans les prochains jours aux 27 États membres une liste « d’idées » précisant les exigences qui devraient être, selon elle, posées en préalable à Moscou. « S’ils formulent des exigences maximalistes, nous devrions également formuler des exigences maximalistes », a-t-elle insisté.
La déclaration du jour
« Il semble qu’il y ait un schéma consistant à attirer des gens et à les faire mourir »
Après les révélations sur les jeunes Kenyans attirés à Moscou par des contrats alléchants puis enrôlés de force sur le front ukrainien, Nairobi a jugé ce mardi « inacceptable » que ses ressortissants servent de « chair à canon » à la Russie. Le chef de la diplomatie kényane, Musalia Mudavadi, a annoncé mardi une visite à Moscou en mars.
Le chiffre du jour
150.000. Le nombre de personnes qui ont contacté le FSB, héritier du KGB de l’époque soviétique, en 2025 pour transmettre des informations, selon le service de renseignement intérieur russe. Après vérification des signalements reçus, le FSB indique que 18 personnes ont été poursuivies pour « acte de terrorisme », « sabotage » et « complicité d’acte de sabotage ». Selon ce service, ces personnes ont commis, « sur instruction » ukrainienne, des incendies criminels d’infrastructures de transport et de communication dans différentes régions de Russie.
La tendance
Puisque la trêve olympique ne s’invite pas sur le front, la guerre s’invite aux JO. Vladislav Heraskevych, porte-drapeau de la sélection ukrainienne engagé en skeleton, qui a redit ce mardi qu’il porterait en compétition son casque orné de photos d’athlètes tués par les Russes durant le conflit. Et ce, malgré l’interdiction du CIO, qui propose de remplacer le casque par un brassard noir.
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Vladislav Heraskevych a en tout cas le soutien de son président. « Son casque arbore les portraits de nos athlètes qui ont été tués par la Russie. Le patineur artistique Dmytro Sharpar, tué au combat près de Bakhmut ; Yevhen Malyshev, un biathlète de 19 ans tué par les occupants près de Kharkiv ; et d’autres athlètes ukrainiens dont la vie a été emportée par la guerre menée par la Russie », a souligné le président ukrainien mardi matin sur Telegram.
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