Guerre en Ukraine : Les négociations sont déjà tendues avec la Russie, horreur sur un marché bombardé

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Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce mercredi 4 février, au 1.441e jour du conflit.

Le fait du jour

Elle veut bien discuter mais n’entend pas lâcher grand-chose. La Russie a menacé ce mercredi de poursuivre les hostilités en Ukraine si Kiev n’acceptait pas ses conditions, alors qu’un nouveau cycle de négociations en présence des Américains s’est ouvert à Abou Dhabi (Emirats arabes unis) pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre.

Après une journée de négociations, peu d’informations ont été rendues publiques. Le représentant ukrainien a seulement concédé que les discussions avaient été « substantielles et productives ». D’autres échanges sont prévus jeudi.

« Tant que le régime de Kiev n’aura pas pris la décision appropriée, l’opération militaire spéciale se poursuivra », avait déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov peu après l’ouverture des négociations, renforçant les doutes sur les chances de succès de ces efforts diplomatiques

Le porte-parole ukrainien a, de son côté, indiqué que Kiev attendait avant tout de ces réunions de « savoir ce que les Russes et les Américains veulent vraiment », précisant qu’elles portaient sur « des questions militaires et politico-militaires ».

L’une des principales demandes de Moscou est que les forces ukrainiennes se retirent des zones sous leur contrôle dans la région orientale de Donetsk. Ce que Kiev refuse catégoriquement jusqu’à présent.

Le chiffre du jour

Sept. C’est le nombre de civils tués ce mercredi lors d’une frappe russe sur un marché dans la ville de Droujkivka, dans l’est de l’Ukraine, selon le gouverneur régional. Au moins quinze blessés sont aussi à déplorer.

« Les Russes ont bombardé la ville avec des obus à sous-munitions, touchant directement le marché où il y a toujours beaucoup de gens dans la matinée », a affirmé le gouverneur de la région de Donetsk, épicentre de combats avec les forces russes.

La déclaration du jour

« L’objectif est très clair : il y a une tentative de couper certaines régions d’Ukraine et de semer la peur dans l’esprit des populations afin de leur faire croire qu’elles ne sont plus connectées »

Les paroles sont signées Oleksandr Pertsovskyi. Le directeur de la compagnie nationale ferroviaire ukrainienne a déclaré mercredi que l’intensification récente des attaques russes contre les trains visait « à couper certaines régions » du reste du pays.

Ces propos interviennent huit jours après une attaque russe inédite le 27 janvier contre un train de passagers dans la région de Kharkiv (nord), qui a fait au moins 5 morts. D’autres attaques sont survenues récemment sur l’infrastructure ferroviaire dans les régions de l’est et du sud, proches de la ligne de front, a souligné le directeur de la compagnie Ukrzaliznytsia, à l’issue d’une cérémonie en l’honneur des cheminots à la gare centrale de Kiev. « L’ennemi essaye de couper cette ligne de vie qu’est le rail ukrainien », a-t-il poursuivi.

La tendance

La Russie sous-estime volontairement ses dépenses militaires utilisées pour sa guerre en Ukraine et son « expansion » sur le flanc oriental de l’Otan, rapporte le renseignement extérieur allemand dans une analyse publiée mercredi.

S’appuyant sur des données budgétaires, le BND avance que le budget militaire russe a été, ces dernières années, jusqu’à 66 % plus élevé que ce qui est présenté officiellement par le Kremlin. « Dans ces chiffres se matérialise concrètement la menace croissante que la Russie fait peser sur l’Europe », constate-t-il dans un communiqué.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

La définition russe de « dépenses militaires » s’écarte fortement de celle de l’Otan, selon les services de renseignement. Elle exclut par exemple des plans de construction du ministère de la Défense, des projets informatiques de l’armée ou des prestations sociales pour les familles des soldats. Cette tendance existait aussi avant la guerre en Ukraine : entre 2018 et 2022, ces dépenses cachées étaient presque aussi importantes que celles officiellement inscrites dans le budget.

Toutes dépenses confondues, la politique militaire aurait ainsi représenté en 2025 environ la moitié du budget de Moscou et près de 10 % de la production économique du pays, avance le BND.

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