Guerre en Ukraine : Le Kremlin temporise, Kiev croise les doigts et l’Europe met un vent à la Russie

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Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce lundi 26 janvier, au 1.432e jour du conflit.

Le fait du jour

Le Kremlin de Vladimir Poutine a trouvé que négociations du week-end à Abou Dhabi, les premières directes avec une délégation ukrainienne depuis 2022 se sont tenues « dans un esprit constructif ». Mais, Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe a immédiatement ajouté, qu’ « il serait erroné de compter sur des résultats significatifs à la suite de ces premiers contacts » en soulignant qu’un « travail très sérieux reste encore à faire » pour parvenir à un règlement du conflit en Ukraine.

Un travail qui devrait se poursuivre le dimanche 1er février avec une nouvelle réunion de négociations trilatérale sous l’égide des Américains, selon Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien assure que sa délégation sera prête à discuter de « tous les points qui doivent être discutés et faire l’objet d’un accord ». Il dit également espérer que ce nouveau cycle de pourparlers ne serait pas utilisé de « façon cynique » par Moscou « pour retarder de nouvelles mesures de pression sur la Russie qui pourraient être efficaces ».

La déclaration du jour

« Si quelqu’un pense encore ici que l’Union européenne, ou l’Europe dans son ensemble, peut se défendre sans les États-Unis, continuez de rêver. Vous ne le pouvez pas. »

Devant les eurodéputés à Bruxelles, Mark Rutte, le secrétaire général de l’Otan a continué de caresser Donald Trump, le principal financeur de l’Alliance, dans le sens du poil et tenté de calmer les esprits après l’épisode du Groenland.

Le chiffre du jour

1.640. Le nombre de monuments historiques endommagés en Ukraine depuis le début des hostilités, selon le décompte du ministère de la Culture. Ce dernier a annoncé que le monastère orthodoxe de la Laure des Grottes, classé au patrimoine mondial de l’Unesco et connu pour ses dômes dorés, avait été touché samedi par l’attaque russe massive qui a visé Kiev.

La tendance

Des dirigeants européens ont promis lundi à Hambourg d’accélérer leur coopération pour produire de l’énergie éolienne en mer du Nord, afin de sécuriser l’approvisionnement énergétique du continent et d’écarter tout retour au gaz russe. L’accord signé prévoit que l’Allemagne, la Norvège, la France, le Danemark et le Royaume-Uni lancent une « flotte sans précédent » de projets d’éolien offshore, représentant une capacité totale de 100 GW, selon un communiqué séparé du ministère britannique de l’Energie. Cette production équivaut aux besoins électriques de près de 100 millions de foyers.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

L’éolien a gagné en importance avec la décision des Européens de se défaire de leur dépendance au gaz russe, malgré de la flambée des prix de l’énergie que cela a entraîné. « Nous envoyons un signal très clair à la Russie : nous ne vous laisserons plus utiliser l’énergie contre nous », a déclaré Dan Jørgensen, commissaire européen à l’Energie.

« Cette menace en provenance de l’Est est toujours présente. S’y rajoute un défi en provenance de l’Ouest, avec un partenaire américain qui peut se montrer imprévisible », a déclaré le ministre français de l’Economie Roland Lescure à l’AFP, alors que de nombreux pays, dont l’Allemagne, s’approvisionnent en gaz liquéfié aux Etats-Unis.

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