Guerre en Ukraine : Lavrov fait la « bombe » et les relations se tendent entre Trump et Kiev

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Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce vendredi 27 mars 2026, au 1.492e jour du conflit.

Le fait du jour

« Répéter des mensonges à une heure de grande écoute n’en fait pas des vérités »… Le jugement sévère de Jean-Noël Barrot sur l’interview, diffusée jeudi soir au JT de France 2, de Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères. Son homologue français s’est ému qu’il « ait pu dérouler tranquillement sa propagande ». « Séquence catastrophique sur le service public », a aussi déploré sur X le spécialiste de la Russie Dimitri Minic, de l’Institut français des relations internationales (Ifri). « Si les équipes de France TV sous-estiment encore la lutte informationnelle, qu’elles comprennent que Moscou en a fait l’arme centrale de sa guerre contre l’Occident », a-t-il ajouté.

La séquence avec Léa Salamé a fâché jusqu’à Kiev : « A quoi bon offrir une tribune à un fasciste ordinaire et à un criminel de guerre ? », s’est interrogé l’ambassadeur ukrainien à Paris, Vadym Omelchenko, sur le réseau social X.

Enregistrée à l’avance, l’interview a été réalisée à distance. Dix minutes ont été diffusées dans le « 20 heures » de France 2, séquence regardée par 3,4 millions de téléspectateurs, et une version d’une heure a été mise en ligne sur franceinfo.fr.

Interviewer le chef de la diplomatie de la Russie, « acteur majeur de la guerre au Moyen-Orient » et « allié » de l’Iran, « a un intérêt journalistique évident », a défendu le directeur de l’information de France Télévisions, Philippe Corbé. « Cet entretien n’est absolument pas complaisant », estime-t-il.

La déclaration du jour

« Poutine nourrit l’espoir cynique que l’escalade au Moyen-Orient détourne notre attention de ses crimes en Ukraine »

Une accusation lancée par Johann Wadephul, le chef de la diplomatie allemande. « Ce calcul ne doit pas être couronné de succès », a-t-il ajouté, appelant à augmenter la pression sur Moscou, avant la réunion « parisienne » du G7.

La tendance

America first. Les Etats-Unis n’excluent pas de « dérouter » vers le Moyen-Orient des armes qu’ils destinaient à L’Ukraine. « Rien n’a encore été dérouté mais cela pourrait arriver », a indiqué Marco Rubio, le secrétaire d’Etat américain à l’issue d’une réunion du G7 près de Paris. « Si nous avons besoin de quelque chose pour l’Amérique et que c’est américain, nous allons le garder d’abord pour l’Amérique », a-t-il expliqué.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

Et, décidément, les relations n’ont pas l’air d’être au beau fixe entre Washington et Kiev. Car Marco Rubio a aussi accusé le président ukrainien Volodymyr Zelensky de « mentir » en affirmant que les Etats-Unis conditionnaient l’octroi de garanties de sécurité à l’Ukraine à des concessions territoriales de ce pays en faveur de la Russie.

« C’est regrettable qu’il l’ait dit, car il sait que ce n’est pas vrai », a lancé le chef de la diplomatie américaine, alors que les négociations de paix semblent dans l’impasse.

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