Faut-il y voir un message fort ? La France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon ont dénoncé, jeudi, une montée des tensions dans le Golfe après des frappes de l’Iran visant des infrastructures énergétiques civiles, tout en se disant disposés à agir pour sécuriser le détroit d’Ormuz lorsque les conditions le permettront.
Dans un communiqué conjoint, ces pays appellent à « un moratoire immédiat et général sur les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières », après des frappes ayant touché le site gazier de Ras Laffan au Qatar. Ils affirment également « condamner dans les termes les plus fermes les récentes attaques menées par l’Iran contre des navires commerciaux non armés dans le Golfe », ainsi que « la fermeture de facto du détroit d’Ormuz par les forces iraniennes ».
Rétablir la circulation maritime
Les six Etats se disent « prêts à contribuer aux efforts nécessaires pour garantir la sécurité du passage dans le détroit », alors que Londres travaille avec des partenaires européens, du Golfe et les Etats-Unis à un plan pour rétablir la circulation maritime. Mais cette perspective reste conditionnée à une désescalade du conflit.
En Allemagne, Boris Pistorius a indiqué que toute participation dépendrait « de la situation après un cessez-le-feu » et nécessiterait un mandat international ainsi qu’un accord du Bundestag. En Italie, Guido Crosetto a insisté sur l’absence de « mission de guerre » et sur la nécessité d’une « trêve » et d’une « initiative multilatérale ».
Pas d’intervention « dans le contexte actuel »
La France adopte une position similaire. Emmanuel Macron a exclu toute intervention « dans le contexte actuel » de « bombardements », tout en évoquant une possible participation à des « escortes » de navires lorsque la situation sera « plus calme ». Dans le même temps, l’appel du président américain Donald Trump à une mobilisation internationale pour rouvrir le détroit est resté sans réponse favorable.
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La paralysie du détroit d’Ormuz, par où transite environ un cinquième du pétrole mondial ainsi qu’une part importante du GNL, a provoqué une hausse des prix de l’énergie. Les six pays évoquent « d’autres mesures pour stabiliser les marchés de l’énergie », tandis que l’Organisation maritime internationale, réunie à Londres, appelle à créer un couloir maritime pour les quelque 20.000 marins bloqués sur environ 3.200 navires.
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