Il ne s’était pas encore exprimé depuis le début des frappes. Ce lundi, Donald Trump a affirmé avoir saisi la « dernière et meilleure occasion » de frapper l’Iran, présentant l’opération militaire en cours comme une réponse à une « menace intolérable ».
Tentant de justifier l’intervention lancée samedi, le président des Etats-Unis a estimé qu’« un régime iranien doté de missiles à longue portée et d’armes nucléaires constituerait une menace intolérable pour le Moyen-Orient, mais aussi pour le peuple américain ». Il a assuré que les Etats-Unis avaient agi au moment opportun pour « éliminer les menaces intolérables que représente ce régime malade et sinistre ».
« Nous y arriverons toujours »
Le président a même insisté sur l’état d’avancement de l’opération. « Nous sommes déjà nettement en avance sur nos prévisions. Mais quel que soit le délai, ce n’est pas grave, quoi qu’il en coûte, nous y arriverons toujours », a-t-il déclaré, ajoutant que les Etats-Unis disposaient des « capacités nécessaires pour aller bien au-delà » de quatre à cinq semaines, durée évoquée la veille.
Selon le New York Times, le président a détaillé quatre objectifs assignés à cette guerre : détruire les capacités balistiques de l’Iran, « anéantir » sa marine, empêcher Téhéran d’obtenir l’arme nucléaire et faire en sorte que « le régime iranien » ne puisse plus financer ses alliés régionaux. Toujours d’après le quotidien, il a souligné que le programme de missiles balistiques iranien se développait « rapidement et de façon spectaculaire », constituant « une menace claire et colossale pour l’Amérique et nos forces stationnées à l’étranger ».
« La grande vague » de l’offensive encore à venir
Donald Trump a également déclaré que l’Iran « aurait des missiles capables d’atteindre notre belle Amérique ». Selon le New York Times, les agences de renseignement américaines estiment que Téhéran serait probablement encore à des années de disposer de missiles pouvant frapper le territoire américain. Il a enfin indiqué que l’armée américaine « continue de mener des opérations de combat à grande échelle en Iran ».
Interrogé sur l’éventualité d’un engagement terrestre, Donald Trump n’a pas exclu l’envoi de soldats américains en Iran « si c’était nécessaire », tout en précisant : « Nous n’en avons probablement pas besoin ». « Nous n’avons même pas encore commencé à les frapper fort. La grande vague ne s’est pas encore produite. La grande vague arrive bientôt », a-t-il affirmé sur CNN. Au Pentagone, le ministre de la Guerre Pete Hegseth a affirmé qu’aucun soldat américain ne se trouvait actuellement sur le sol iranien, tout en assurant que les Etats-Unis iraient « aussi loin que nécessaire ». Il a rejeté l’idée d’un engagement prolongé comparable aux conflits passés.
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