Guerre en Iran : L’État est-il « le grand gagnant » de la hausse du prix des carburants ?

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Conséquence directe de la guerre en Iran, le prix du carburant est en hausse dans les stations françaises. Alors que les automobilistes ont commencé à se presser vers les pompes à essence, certains accusent l’État de profiter de la situation pour s’en mettre plein les poches.

« Le grand gagnant dans cette affaire, c’est qui ? C’est l’État » a lancé jeudi Dominique Schelcher, PDG de la Coopérative U sur France Info. « Plus de 51 % du prix que vous payez à la pompe part directement dans les poches de l’État », a-t-il assuré. Avant d’ajouter : « l’essentiel du prix du carburant, ce n’est pas les marges des distributeurs comme on peut l’imaginer. Ce sont les taxes. »

En France, le prix de l’essence est libre depuis 1985 et varie avec l’évolution du marché, comme le rappelle l’Assemblée nationale dans sa Méthodologie de calcul du prix des carburants à la pompe en France. Selon l’Ufip (Union française des industries pétrolières), le prix du litre de carburant se décompose comme ceci : environ 30 % pour le coût des matières premières, de 50 à 55 % pour les taxes et de 15 à 20 % pour les coûts de distribution.

Mais le prix du carburant « monte toujours plus vite » qu’il ne « rebaisse », a appuyé Pierre Chasseray délégué général de 40 millions d’automobilistes, également invité au micro de France Info jeudi. « La part de la distribution, elle, est inférieure à 20 centimes sur le prix global total, a-t-il continué, à chaque fois on subit une pression fiscale trop importante sur les prix des carburants. »

Pas une « bonne nouvelle » pour les finances publiques

Des sorties médiatiques remarquées qui ont poussé le ministère de l’Économie à réagir. « Un choc pétrolier n’a jamais été une bonne nouvelle pour les finances publiques » car « ça affecte la croissance et donc ça affecte les recettes de l’État », a assuré Roland Lescure.

« Ce qu’il faut rappeler concernant la fiscalité énergétique, c’est que la seule part qui va augmenter quand les prix augmentent, c’est la TVA », fixée à 20 %, a assuré le ministère. L’assise, qui représente la plus grande part des recettes, « ne dépend pas du prix du carburant », a-t-il ajouté.

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Mercredi, le ministre de l’Economie, Roland Lescure, avait affirmé que des contrôles de la répression des fraudes auraient lieu pour s’assurer que les hausses des prix des carburants restent « raisonnables ». Jeudi matin, le litre de SP-95/E10 se vendait en moyenne à 1,78 euro selon les prix à la pompe recensés par Bercy, soit 7 centimes de plus que le 27 février, à la veille des premières frappes israélo-américaines en Iran. Selon les données consultables sur le site du gouvernement, le litre dépassait les 2 euros dans certaines stations.

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