Guerre en Iran : L’envolée des prix du pétrole va-t-elle donner un coup de fouet décisif aux véhicules électriques ?

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En début de semaine, le gazole a dépassé la barre très redoutée des 2 euros le litre en France. Une conséquence directe de la guerre en Iran et du blocage du détroit d’Ormuz, un passage important dans le transport international d’hydrocarbures. Ce seuil symbolique des 2 euros n’avait pas été atteint depuis 2022. A l’époque, c’est le début de la guerre en Ukraine qui avait engendré une telle flambée des prix à la pompe.

En parallèle, le prix de l’essence a augmenté en moyenne « d’à peu près 15 centimes », a affirmé le ministre de l’Economie Roland Lescure mercredi sur BFMTV-RMC. Une situation qui provoque le mécontentement des automobilistes.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes se sont rapidement vantés d’être passés à l’électrique, et de ne pas subir cette augmentation soudaine. De quoi inciter certains à opter pour un véhicule électrique ? Yves Carra, porte-parole et directeur général de l’association de défense des automobilistes Mobilité Club France apporte des éléments de réponses.

Pour les usagers, le contexte actuel est-il un argument suffisant pour passer à l’électrique ?

La situation actuelle peut effectivement amener certaines personnes à se poser la question du passage à l’électrique. Des épisodes similaires d’augmentation du coût du carburant ont déjà été recensés par le passé, notamment en 2022. Mais nous n’avons jamais observé une hausse de la demande en véhicule électrique liée à ces événements. Dans le contexte de la guerre en Iran, qui a débuté il y a moins de deux semaines, nous ne pouvons pas dire que les automobilistes pensent déjà à changer de voiture. On parle d’un achat à plusieurs milliers d’euros. L’électrique, ça s’anticipe.

L’électrique peut malgré tout être envisagé comme un investissement sur le long terme ?

Si on possède une borne de recharge à la maison, l’électrique peut être une bonne alternative sur le long terme. Mais quand ce n’est pas le cas, rouler à l’électrique peut s’avérer très contraignant et tout aussi coûteux qu’un modèle thermique. Les bornes en extérieur ne sont pas assez nombreuses, lentes et surtout le prix peut lui aussi varier du jour au lendemain. Sur l’autoroute, un plein de carburant et une recharge électrique, reviennent plus ou moins à la même chose. Dans ce cas, nous ne pouvons pas dire qu’un passage à l’électrique est la solution.

Existe-t-il des solutions moins coûteuses pour éviter la hausse des prix du carburant ?

Il y a deux réactions possibles pour un automobiliste face à la flambée des prix. La première, est effectivement de passer sur un modèle 100 % électrique, ce qui n’est pas donné à tout le monde. La deuxième, est d’installer, sur une voiture essence, un boîtier homologué pour rouler au super Ethanol dont le prix au litre reste inférieur à un euro. Pour le moment, les carburants alternatifs ne sont pas victimes d’une hausse des taxes liées au contexte international. Mais si demain tout le monde délaisse le carburant au profit de l’éthanol ou de l’électrique, peut-être que ce sera différent.

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