Guerre en Iran : Ce que l’on sait sur l’Awacs de l’armée américaine détruit sur le tarmac d’une base saoudienne

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Des images attestent de sa destruction. Une frappe iranienne sur la base aérienne Prince-Sultan, près de Ryad (Arabie-Saoudite), vendredi, a touché un avion E-3G Sentry, aussi appelé Awacs (Airborne Warning and Control System).

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Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent un Awacs de la 552e escadre de contrôle aérien de l’US Air Force, touché au niveau de l’arrière, où se trouve le dôme radar rotatif. L’appareil avait été déployé dans le cadre de l’opération Epic Fury.

Douze soldats auraient également été blessés lors de l’attaque de cette base menée par plusieurs missiles et drones, et au moins un avion ravitailleur KC-135 aurait subi des dommages.

« Un coup dur pour les capacités de surveillance américaines »

Surnommé « les yeux dans le ciel », l’Awacs, un dérivé du Boeing 707, équipé d’un radar rotatif capable de détecter des cibles à environ 500 km de distance, est un système aéroporté de détection et de contrôle, qui permet la détection de missiles amis ou ennemis, d’aéronefs, et qui aide à diriger les tirs. Cette destruction pourrait ainsi nuire à la capacité des États-Unis à repérer à distance les menaces iraniennes entrantes, selon les analystes.

La flotte totale d’E-3G de l’US Air Force est passée de 16 appareils, dont six déployés au Moyen-Orient, à 15 appareils avec cette perte. Elle constitue assurément « un coup dur pour les capacités de surveillance [américaines] », a déclaré Cedric Leighton, analyste militaire de CNN et ancien colonel de l’US Air Force qui a volé à bord de cet appareil.

« Des appareils vieillissants dont le remplacement tarde »

Depuis le 28 février, « l’Iran a frappé des infrastructures de radar et de communication sur plus de sept bases américaines à travers le Bahreïn, le Qatar, le Koweït, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ciblant les systèmes utilisés pour suivre les missiles entrants et coordonner l’ensemble du réseau de défense aérienne » explique sur X l’analyste au Stimson Center, Kelly Grieco. « Ce ne sont pas des cibles d’opportunité [puisqu’elles] constituent la couche logistique et de commandement de l’ensemble de la guerre aérienne ».

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Les E-3G sont par ailleurs « des appareils vieillissants dont le remplacement tarde » pointe, sur X, Etienne Marcuz, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS). « Chaque perte est donc importante et aura un impact non négligeable non seulement pour le conflit en cours, mais également en cas de tensions dans l’Indo-Pacifique. »

L’E-3G doit prochainement être remplacé par des E-7 Wedgetail, toujours de chez Boeing. L’armée de l’Air française dispose également de quatre Awacs, dont le retrait est annoncé pour 2035, mais elle a choisi de les remplacer par des avions GlobalEye du suédois Saab.

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