Le cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis n’a jamais paru aussi fragile que ce dimanche. Donald Trump a annoncé la mise en place d’un blocus naval américain du détroit d’Ormuz. Une réponse, selon lui, au refus « intransigeant » de l’Iran d’abandonner ses ambitions nucléaires lors des négociations à Islamabad ce week-end. 20 Minutes fait le point sur les derniers développements de la journée.
Vers un blocus américain du détroit d’Ormuz ?
Dire qu’on peine à comprendre les choix géostratégiques du président américain est un euphémisme. Le président américain a ordonné ce dimanche un blocus naval américain du détroit d’Ormuz tout en reconnaissant que les pourparlers s’étaient « bien » déroulés et que « la plupart des points avaient fait l’objet d’un accord ». Un point toutefois concentre les crispations : le refus de Téhéran de céder sur la question nucléaire.
« À compter de maintenant, la marine américaine, la meilleure au monde, entamera le processus de BLOCUS de tous les navires tentant d’entrer ou de sortir du détroit d’Ormuz », a-t-il déclaré sur sa plateforme Truth Social quelques heures après que la délégation américaine a quitté la table des négociations, face au constat d’échec. Mais Donald Trump n’a fourni aucune précision sur les modalités d’une telle opération, alors que ce passage stratégique est verrouillé par l’Iran depuis le début de la guerre.
La réponse de Téhéran ne s’est pas fait attendre
Les Gardiens de la Révolution ont immédiatement réagi en menaçant d’y piéger leurs ennemis dans un « tourbillon mortel », affirmant avoir « entièrement sous contrôle » le trafic du détroit. De facto, Téhéran a instauré des droits de passage pour le franchir, et qu’il entend maintenir.
Les Etats-Unis ont été « incapables » de gagner la confiance des Iraniens pendant les négociations de paix, a affirmé le président du Parlement iranien, quelques heures après l’échec de ces pourparlers.
Et revoilà les droits de douane…
Donald Trump a, par ailleurs, menacé la Chine – un de ses principaux partenaires commerciaux – de droits de douane à 50 % sur ses marchandises si Pékin apportait une aide militaire à l’Iran dans la guerre au Moyen-Orient. « S’ils se font prendre à faire ça, ils écoperont de droits de douane à 50 %, ce qui est vertigineux », a déclaré le président américain sur Fox News.
Même Poutine s’en mêle
Vladimir Poutine aurait déclaré à son homologue iranien, Massoud Pezeshkian être prêt à participer à une médiation. Au cours d’un entretien téléphonique, le président russe « a souligné qu’il était prêt à continuer de faciliter la recherche d’un règlement politique et diplomatique du conflit et à servir de médiateur dans les efforts en vue de parvenir à une paix juste et durable au Moyen-Orient », selon le Kremlin. Peu de chance toutefois que sa proposition aboutisse…
Pour l’UE, la diplomatie reste « essentielle »
L’Union européenne reste convaincue que la diplomatie est « essentielle pour résoudre tous les sujets en suspens » dans le conflit au Moyen-Orient, a déclaré ce dimanche Anouar El Anouni, porte-parole de l’UE pour les Affaires étrangères. « Nous saluons le Pakistan pour ses efforts de médiation. L’Union européenne contribuera à tous les efforts diplomatiques, en tenant compte de toute l’étendue de ses intérêts et de ses préoccupations, en pleine coordination avec ses partenaires », a-t-il ajouté.
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