Réunion d’urgence ce mardi. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir dans la journée après le décès de trois Casques bleus indonésiens dans le sud du Liban. Cette réunion a été demandée par la France. Mais au fait, combien y a-t-il de soldats français Casques Bleus ? Et où sont-ils déployés ? 20 Minutes fait le point.
C’est quoi, les Casques bleus ?
Les Casques bleus sont la composante militaire d’une opération de maintien de la paix (OMP) créée en 1948 par l’Organisation des Nations unies (ONU), fondée en 1945 sur l’idée que le dialogue et un contrôle réciproque entre les pays peuvent préserver la paix, rappelle le ministère des Armées. C’est le Conseil de sécurité de l’ONU qui décide majoritairement d’avoir recours aux OMP, pour restaurer ou maintenir la paix dans les zones conflictuelles.
La première mission des Casques bleus se déroule en 1948, pour surveiller la trêve de la guerre arabo-israélienne. Mais la « première force d’urgence onusienne en tant que telle est constituée en 1956 pour superviser le retrait des forces de la France, du Royaume-Uni et d’Israël à Suez, en Égypte », souligne le ministère des Armées.
Depuis la création des Casques bleus en 1948, 71 opérations ont été déployées à travers le monde. Aujourd’hui, 11 opérations sont en cours, dont 5 en Afrique.
Combien y a-t-il de soldats français Casques bleus ?
Les Casques bleus sont composés de personnels nationaux placés sous l’autorité de l’ONU. Ces forces militaires, identifiées grâce à leurs uniformes bleus et blancs, avec le drapeau de l’ONU, sont constituées de civils, de militaires et de forces de police. Leur nombre varie en fonction de la mission qui leur est assignée, rappelle vie-publique.fr. Aujourd’hui, les Casques bleus se composent d’environ 53.850 militaires fournis par des armées nationales du monde entier, selon les derniers chiffres de l’ONU de janvier 2026.
Qu’en est-il de la France ? Près de 750 militaires français sont actuellement déployés à travers le monde. Elle est le 26e pays contributeur de troupes (sur 121) et le 6e contributeur financier. « Notre présence est minimale, mais suffisante », indiquait en juillet 2025 le général de brigade Vincent de Kytspotter, chef de la représentation militaire et de défense (RMD) à l’ONU, à l’occasion des 80 ans de l’organisation.
D’après des chiffres de janvier 2025, c’est le Népal qui contribuait le plus aux Casques bleus avec ses troupes (5.293 soldats).
Où les soldats français sont-ils déployés ?
Les soldats français sont déployés au sein de cinq opérations. La Finul (Force intérimaire des Nations Unies au Liban) représente la grande majorité de ce contingent, avec près de 700 militaires (sur quelque 7.500 Casques bleus de 48 pays). Elle est en place depuis 1978 et a été créée initialement pour contrôler le retrait des troupes israéliennes du sud du Liban.
Les autres missions dans lesquelles sont déployés les Français ont donc « seulement » quelques dizaines de soldats chacune. Il s’agit de la Monusco, en République démocratique du Congo ; la Minurso, au Sahara occidental ; l’Onust, au Moyen-Orient ; et la Minusca, en République centrafricaine. Cette dernière est la plus grande mission des Casques bleus avec 15.688 personnels (venant de tous les pays contributeurs) sur place.
Quelles sont les missions des Casques bleus ?
Ces soldats représentent la communauté internationale dans une zone conflictuelle. Leur rôle n’est pas de s’impliquer directement dans un conflit mais ils peuvent recourir à la force en cas de légitime défense. Leurs missions consistent à la surveillance des cessez-le-feu, en tant qu’observateurs. Ils peuvent aussi être force d’interposition, afin d’éviter une reprise des hostilités. Ils veillent également au désarmement et à la démobilisation des combattants.
Les Casques bleus assurent aussi la protection des populations civiles. « Tout recours à la force par une partie est considéré comme étant dirigé contre les Casques bleus, au nom du principe de sécurité collective », souligne le site du gouvernement français.
Après que trois de ses Casques bleus ont été tués lors de deux attaques distinctes au Liban, l’Indonésie a exhorté mardi les parties belligérantes au Moyen-Orient « à respecter le droit international humanitaire ». « La sécurité des forces de maintien de la paix doit être la priorité absolue. Toutes les parties au conflit sont instamment priées de respecter le droit international humanitaire et d’assurer la sécurité du personnel de maintien de la paix », a déclaré Rico Ricardo Sirait, porte-parole du ministère indonésien de la Défense.
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