Le « plan Trump » pour Gaza ne serait pas complet s’il n’y avait dans le casting quelques Palestiniens pour y faire de la figuration. Tel est le sens de la désignation du « Comité national pour l’administration de Gaza » (NCAG), dont une liste de 15 membres a été rendue publique, sans être encore officielle, Netanyahou et ses tueurs devant encore l’homologuer.
Ces personnes, destinées à former un cabinet dit de « technocrates », seront dirigées par un ancien secrétaire d’État de l’Autorité Palestinienne, nommé Ali Shaath.

Ali Shaath a prêté allégeance au Président états-unien : c’est la moindre des choses pour le hochet qui lui est promis par Donald Trump, dont le « plan », honteusement ratifié par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies (avec le blanc-seing de la France, de la Russie et de la Chine, entre autres), ignore cyniquement la Palestine et les Palestiniens.
Le « Conseil de la Paix » doit avoir à sa tête Donald Trump, l’homme en personne, pas le Président des États-Unis, qui pourrait donc continuer à le diriger même s’il n’est plus chef d’État !
Sous le « Conseil de la Paix » se trouve un « Comité Exécutif » formé de politiciens ou businessmen tous fidèles à Israël : le chef de la diplomatie U.S. Marco Rubio ; Steve Witkoff, partenaire dans l’immobilier du POTUS (President of the United States) ; le gendre de ce dernier Jared Kushner ; un autre milliardaire sioniste encore avec Marc Rowan ; l’ancien Premier Ministre britannique Tony Blair ; le président de la Banque Mondiale l’Indien Ajay Banga ; et un second-couteau de la Maison-Blanche nommé Robert Gabriel.
Encore un étage en-dessous dans la pyramide trumpienne, on trouve Nikolay Mladenov, ancien artisan de la reconnaissance d’Israël par plusieurs États arabes (les « Accords d’Abraham »), désigné Haut-Commissaire pour Gaza. L’homme est bulgare, mais il est maintenant basé aux Émirats Arabes Unis, et il sera chargé de la surveillance de l’équipe palestinienne.
Un général U.S. a également été désigné par Trump pour diriger la « Force Internationale de Stabilisation », une entité dont la mission sera de réprimer les habitants de la bande de Gaza, celles et ceux qui auront survécu au génocide en cours.
Et enfin, au ras du sol, les présumés futurs « ministres » du NCAG.
L’intitulé de leurs fonctions hypothétiques laisse songeur.
On trouve par exemple, selon la liste que le site Middle East Eye s’est procurée, un certain Arabi Abou Chaaban, chargé de « l’Aménagement du Territoire ». Quel territoire ? Quand on sait que l’armée israélienne occupe la moitié de la superficie de la bande de Gaza (et toutes ses frontières terrestres, aériennes et maritimes), et qu’elle n’a pas l’intention dans bouger, grignotant au contraire tous les jours des dizaines d’hectares supplémentaires.
Aed Yaghi aurait le portefeuille de la Santé, Abdelkarim Ashour celui de l’Agriculture alors qu’Israël a détruit plus de 95% des terres cultivées avant octobre 23, Ali Barhoum aurait ‘l’Eau et les Municipalités », Husni al-Mughni les « Affaires Tribales », Oussama al-Saadouni le Logement, Jabr al-Daour l’Éducation, Omar Shamali les Communications, Aed Abou Ramadan l’Industrie, Rami Helles les Affaires Religieuses, Adnan Abou Warda la Justice, Bachir al-Rayes les Finances, et Hanaa Tarzi la « Solidarité ».
Enfin, le « ministère » de l’Intérieur serait confié à un ancien policier de Mahmoud Abbas, le général Sami Nasman.
CAPJPO-EuroPalestine
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