Gaza : Qui était Ran Gvili, le dernier otage israélien dont le corps a été identifié et rapatrié ?

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Le corps de Ran Gvili, dernier otage israélien retenu dans la bande de Gaza, a été identifié et rapatrié en Israël, a annoncé lundi l’armée israélienne. Cette identification met fin au dossier des personnes enlevées lors de l’attaque du 7 octobre 2023, a souligné le Forum des familles. Selon les autorités, Ran Gvili avait été tué le jour de l’attaque, puis son corps emmené à Gaza, rappelle Libération.

Agé de 24 ans, ce sous-officier de police appartenait à Yassam, une unité d’élite opérant dans la région du Néguev. Passionné de moto, il était en arrêt maladie le 7 octobre, dans l’attente d’une opération à l’épaule. Vivant à Meitar, dans le sud d’Israël, il décide néanmoins de rejoindre son unité avec son arme de service en apprenant que celle-ci faisait face à des combattants infiltrés du mouvement islamiste palestinien Hamas. Il est alors engagé dans des combats devant le kibboutz Aloumim, à moins de cinq kilomètres de Gaza, où il sera grièvement blessé.

« Il a couru pour aider », témoigne son père

Présent à ses côtés, le colonel Guy Madar a raconté à la télévision publique KAN : « Nous avons été blessés tous les deux », évoquant des affrontements opposant un petit nombre de défenseurs israéliens à « une quarantaine d’assaillants palestiniens ». Les deux hommes se séparent après avoir été touchés. Ce n’est que plusieurs mois plus tard, en janvier 2024, que les autorités israéliennes annoncent à la famille que Ran Gvili avait été tué le 7 octobre et que son corps avait été emmené à Gaza pour servir d’otage.

Notre dossier sur Gaza

Rendant hommage au policier lundi soir, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré que Ran Gvili « s’est battu non seulement avec un bras cassé [mais] il a été blessé par balles, deux fois, et il a continué de se battre, et il a tué 14 terroristes à lui tout seul, et puis il est mort ». Son père, Yitzik Gvili, confiait à l’AFP en décembre : « Le 7-Octobre […] il a couru pour aider, pour sauver des gens […] alors même qu’il était déjà blessé. » Un de ses proches, Emmanuel Ohayon, le décrivait enfin comme quelqu’un « qui savait être là pour tout le monde », lors d’un rassemblement à Meitar.

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