Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exhorté Israël à revenir sur sa décision d’interdire l’accès à la bande de Gaza à de nombreuses ONG internationales. Dans un communiqué publié vendredi, son porte-parole Stéphane Dujarric a fait part de la vive inquiétude du chef de l’ONU face à la suspension annoncée des opérations de plusieurs ONG dans les territoires palestiniens occupés, appelant explicitement à l’annulation de cette mesure.
Selon le secrétaire général, ces organisations sont « indispensables pour le travail humanitaire vital » et leur mise à l’écart « risque de saper les fragiles progrès faits pendant le cessez-le-feu » à Gaza. Il a souligné que cette décision intervient dans un contexte déjà marqué par des restrictions qui ont ralenti l’acheminement de l’aide, notamment « l’entrée cruciale de nourriture, d’équipements médicaux et d’hygiène et d’abris », avertissant que la situation humanitaire des Palestiniens pourrait encore se détériorer.
Les exigences d’Israël envers les ONG
Israël a confirmé jeudi l’interdiction d’accès à Gaza visant 37 organisations humanitaires internationales majeures. Les autorités israéliennes reprochent à ces ONG de ne pas avoir transmis la liste nominative de leurs employés, une exigence désormais formalisée pour des raisons présentées comme relevant de la « sécurité ». Cette décision fait craindre de nouveaux ralentissements dans la fourniture d’une aide, où une grande partie de la population dépend de l’assistance internationale pour se loger, se soigner et se nourrir.
Parmi les organisations concernées figurent des acteurs de premier plan tels que Médecins sans frontières, le Norwegian Refugee Council, Care, World Vision et Oxfam. Si la réglementation s’applique officiellement à Gaza, plusieurs ONG redoutent qu’elle ne soit étendue à l’avenir à la Cisjordanie occupée, et dénoncent une volonté de surveillance des employés palestiniens, jugée illégale par certaines d’entre elles.
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