«Tous les otages qui étaient dans la bande de Gaza ont été ramenés », a indiqué Tsahal. Lundi, l’armée israélienne a annoncé avoir « formellement » identifié le corps de Ran Gvili, policier mort le 7 octobre 2023 durant l’attaque du Hamas sur le sud d’Israël. Il était le dernier otage israélien dont le corps était retenu dans l’enclave palestinienne.
« A l’issue de la procédure d’identification menée par le Centre national de médecine légale, en coopération avec la police israélienne et le rabbinat militaire, des représentants de Tsahal ont informé la famille de l’otage Ran Gvili, […] que leur proche avait été formellement identifié et rapatrié pour être inhumé », a affirmé l’armée. « C’est une réussite extraordinaire pour l’Etat d’Israël […] nous les avons tous ramenés, jusqu’au tout dernier captif », a salué le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou devant des journalistes au Parlement.
« Défenseur d’Aloumim »
L’homme de 24 ans était sous-officier, membre de Yassam, une unité d’élite de la police, dans la région désertique du Néguev. Le jour de l’attaque, il était en arrêt maladie en attendant une opération à l’épaule selon sa famille. Vivant dans la petite ville de Meitar, dans le Sud, avec ses parents, le jeune homme décide de sortir de chez lui avec son arme personnelle pour rejoindre son unité quand il comprend que celle-ci se porte au-devant des combattants du mouvement islamiste palestinien infiltrés en Israël.
Surnommé le « défenseur d’Aloumim », Ran Gvili a été blessé dans des combats devant ce kibboutz à moins de 5 kilomètres de la bande de Gaza selon des témoignages. « Nous avons été blessés tous les deux », a ainsi raconté à la chaîne de télévision publique KAN le colonel Guy Madar, présent à son côté devant l’entrée du kibboutz. Cet officier de l’armée, le dernier à l’avoir vu, raconte qu’ils se sont séparés après avoir été blessés.
Il faudra plusieurs mois avant que les autorités israéliennes annoncent en janvier 2024 aux parents que le jeune policier avait été tué et son corps emmené dans la bande de Gaza pour servir d’otage.
« Le 7-Octobre […] il a couru pour aider, pour sauver des gens […] alors même qu’il était déjà blessé. Mais c’était Rani [son diminutif, N.D.L.R.], courant toujours de l’avant, le premier à aider et le premier à se jeter dans l’action », avait déclaré son père Yitzik Gvili, lors d’un entretien en décembre.
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