G. Meloni : le courage de remettre la justice à sa place

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En France, la justice du mur des cons ; en Italie un référendum sur la justice…

Une justice au-dessus du peuple, au mépris du peuple et de sa souveraineté : voilà une question fondamentale posée au peuple italien par son Premier ministre, Giorgia Meloni, une femme qui a le courage que beaucoup d’hommes n’ont pas.

Cette question fondamentale ne pose pas seulement celle, impérieuse, de la souveraineté du peuple sur la justice ; elle soulève aussi celle des dérives d’une justice qui méprise le droit en le déformant par idéologie, afin de l’asservir à une vision politique que le peuple rejette.

Cette réforme ne concerne pas uniquement la justice et les justiciables : elle concerne également les lois adoptées à la majorité, que le Conseil dit constitutionnel rejette régulièrement au nom de cette même idéologie.

Bref, Georgia Méloni versus Emmanuel Macron…

A l’heure où j’écris cet article les Italiens se rendent aux urnes pour un référendum constitutionnel qui oppose Georgia Méloni à une gauche déterminée à faire échouer sa réforme. Je vous entends vous écrier « on en rêve ! et nous, et nous, et nous…! «

Au cœur du scrutin : la réforme Nordio du nom du ministre de la Justice Carlo Nordio. Ce texte modifie les articles 104 et 105 de la Constitution pour séparer définitivement les carrières des juges et des procureurs en divisant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) en deux organes distincts (un pour les juges, un pour les procureurs), en choisissant une partie des membres par tirage au sort et en créant une Haute Cour disciplinaire indépendante.

Georgia Meloni présente cette réforme comme une libération de la justice :

Elle veut mettre fin à ce qu’elle appelle « le biais gauchiste », bref la politisation qui met.à bas la neutralité du juge et « le corporatisme » qui bloquent sa politique, notamment en matière d’immigration et de sécurité. Pour elle, les magistrats ne doivent plus cumuler les rôles d’enquêteur et de juge, ni former une caste intouchable. Cela ressemble plus qu’étrangement à ce que nous avons en France, n’est-il pas ? Ils sont partout…

Elle ose. Elle prend le risque. Chapeau Georgia ! Un oui massif des Italiens consoliderait son pouvoir ; un non transformerait le vote en plébiscite contre elle et pourrait fragiliser son gouvernement à un an des législatives de 2027. Les sondages sont serrés, la campagne virulente : l’opposition parle d’attaque contre l’indépendance judiciaire, les magistrats manifestent…

Ce référendum italien met en lumière une question brûlante partout en Europe : qui contrôle vraiment la justice ? Et le contraste avec la France est saisissant. Et on a envie de pleurer : combien de temps et d’élections encore avant d’avoir une Méloni qui ose ????

En France, en effet, les juges disposent d’un pouvoir presque sans contre-pouvoirs à cause de l’indépendance totale de la magistrature, couplée à un syndicalisme très politisé. Le sinistre Syndicat de la magistrature a trop souvent donné lieu à des dérives spectaculaires.

On se souvient tous du scandale du « mur des cons » en 2013 : des magistrats affichent fièrement, dans leurs locaux, les photos des personnalités qu’ils détestent (politiciens de droite, syndicalistes, simples citoyens, et notamment ceux ayant perdu leurs enfants assassinés par des Chances pour la France) comme des trophées de leur mépris idéologique. L’affaire avait choqué, mais n’avait guère changé les pratiques, en tout cas pour trop de verdicts hallucinants…

Résultat : une justice qui peut condamner ou acquitter en fonction de critères qui paraissent parfois plus politiques que légaux. Nous sommes nombreux à dénoncer un deux poids, deux mesures flagrant : clémence systématique envers les délinquants immigrés (surreprésentés dans les statistiques carcérales, environ 23-25 % des détenus pour moins de 8 % de la population selon les données du ministère de la Justice et de l’INSEE), tandis que les Français d’origine qui exercent leur droit légitime de défense quand ils sont, victimes de cambriolage ou d’agression) se voient tropsouvent infliger des peines lourdes pour « disproportion » ou e »xcès de légitime défense » Les exemples abondent : bijoutiers, agriculteurs ou simples citoyens condamnés pour avoir tiré sur des fuyards armés, alors que les multirécidivistes étrangers bénéficient régulièrement de remises de peine, de non-lieux ou de jugements « compréhensifs ».

Giorgia Meloni, elle, a choisi la voie du courage politique : réformer pour que la justice serve le peuple et non une idéologie. Les Italiens, ce week-end, vont trancher. Et leur choix pourrait faire vaciller – ou au contraire renforcer durablement – une des femmes politiques les plus déterminées d’Europe. et, qui sait… donner des idées à une Sarah, au hasard… Aucune chance à mon avis qu’une Marine ou un Bardella prennent le risque de proposer ce genre de referendum. Il est vrai que, en France, depuis que les Français ont osé dire non à une Constitution pour l’Europe en 2005, ils se gardent bien de nous demander notre avis… Sarkozy, ne l’oublions jamais, nous a fait un bébé dans le dos en faisant ratifier par députés et sénateurs ce que le peuple français avait refusé…

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