Le décès des deux victimes a été prononcé sur place • Deux autres personnes sont toujours portées disparues • Le commandant du Front intérieur : « C’est une scène complexe qui nécessite des opérations avancées » • Tsahal précise : des tentatives d’interception du missile ont eu lieu hier, l’incident est en cours d’analyse • Images du lieu de l’impact.
Mako – Sharon Knoblich
Après des heures de recherches, deux personnes ont été retrouvées sans vie ce lundi matin sous les décombres de l’immeuble touché par un missile iranien hier à ‘Haïfa. Deux autres personnes sont toujours portées disparues et les recherches pour les retrouver se poursuivent sans relâche. Durant toute la nuit, d’importantes forces du Commandement du Front intérieur et des services d’incendie et de secours ont tenté d’atteindre les disparus : un couple de personnes âgées, leur fils et une aide-soignante.
L’objectif principal des secouristes est de localiser les deux autres personnes dont on est sans nouvelles. Les équipes opèrent au cœur des ruines à l’aide d’une grue lourde et d’engins de génie civil. Parallèlement, les démineurs de la police traitent la charge militaire de la tête du missile iranien, qui n’a pas explosé lors de l’impact sur la maison.
Le commandant du Front intérieur, le général Rafi Milo, a déclaré sur les lieux durant la nuit : « C’est une zone complexe qui nécessite des opérations de sauvetage avancées. Nous avons l’intention d’agir avec détermination, professionnalisme et rigueur jusqu’à ce que les personnes piégées soient retrouvées. Nous mobilisons les meilleures forces, expertises et efforts dont disposent Tsahal, le Front intérieur et les autres organismes d’urgence. »
La zone la plus touchée du district
Les forces sur place ont tenté toute la nuit d’atteindre les quatre disparus et ont coupé l’électricité dans le secteur pour permettre l’introduction d’équipements mécaniques lourds.
Le colonel Kobi Mizrahi, commandant de la caserne de pompiers de Haïfa, a témoigné depuis les lieux : « J’estime que nous atteindrons les personnes piégées, cela prendra un peu de temps mais nous faisons le maximum. Concernant cette guerre, c’est la scène la plus difficile dans le secteur du district jusqu’à présent, tant par l’ampleur de la destruction que par la complexité et, bien sûr, le nombre de victimes. »
Dans un communiqué nocturne, quelques heures après l’impact, Tsahal a apporté des précisions en soulignant que les systèmes de défense de l’armée de l’air avaient tenté d’intercepter le projectile. « Une consigne préalable a été diffusée et l’alerte a été activée comme requis », a déclaré le porte-parole de Tsahal. « L’incident est en cours d’analyse. »
Tirs combinés Nord-Sud : les circonstances de l’impact
La frappe à Haïfa a eu lieu hier vers 18h15, lors d’une salve de tirs iraniens visant simultanément le nord et le sud du pays. Un missile balistique d’un poids d’environ 450 kilogrammes a percuté un bâtiment en terrasses de 5 étages à Haïfa, provoquant un effondrement partiel et des dégâts considérables. Les forces de sécurité craignaient que le missile n’ait pas explosé au moment du choc.
Le Magen David Adom (MDA) a indiqué que les équipes médicales ont soigné 4 blessés sur place, dont un homme de 82 ans dans un état grave blessé par un objet lourd, et trois blessés légers souffrant de blessures par éclats et de l’onde de choc. De plus, quatre autres personnes ont été prises en charge pour état de choc. Parmi les blessés légers figure également un bébé.
Le secouriste du MDA, Shevach Rotenstreich, a raconté : « En arrivant dans la rue, nous avons vu un immeuble de plusieurs étages touché, avec énormément de décombres. Des résidents sur place nous ont dit que des blessés étaient coincés sous les ruines dans les étages inférieurs. Nous avons réussi à déplacer de gros blocs de béton avec nos mains et nous avons extrait des décombres un homme de 82 ans, grièvement blessé mais conscient. »
Il a ajouté : « Nous lui avons prodigué les premiers soins et l’avons évacué vers l’hôpital en unité de soins intensifs. Les forces importantes présentes sur les lieux soignent plusieurs blessés légers et sont prêtes à intervenir pour d’autres victimes si elles sont localisées lors des fouilles. »
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