Françoise Laborde déplore la condamnation de CNews par l’Arcom

Vues:

Date:

«Une jurisprudence dangereuse» : Françoise Laborde déplore la condamnation de CNews par l’Arcom pour deux séquences diffusées en août 2025

La chaîne CNews a été condamnée par l’Arcom à une amende de 100.000 euros en raison de deux séquences diffusées en août 2025, dans lesquelles Françoise Laborde évoquait les attaques du 7-Octobre. « Une jurisprudence dangereuse », concède-t-elle ce vendredi dans l’émission « Pascal Praud et vous ».

L’Arcom a condamné CNews à 100.000 euros d’amende pour deux séquences diffuées en août dernier dans L’Heure des Pros, dans lesquelles l’ancienne journaliste et membre du CSA, Françoise Laborde, se penchait sur les attaques du 7-Octobre.

« Je pense que c’est une jurisprudence qui est dangereuse », affirme-t-elle ce vendredi dans Pascal Praud et vous, « parce que cela veut dire qu’on ne respecte pas les droits de la défense (…) et qu’on s’attaque à la liberté d’expression. »

Tout remonte à l’été dernier. Dans l’émission L’Heure des pros 2 été sur CNews, la journaliste de 72 ans Françoise Laborde avait évoqué les attaques du 7 octobre en s’interrogeant sur ces “naïfs occidentaux” qui découvraient avec horreur que ceux qu’ils considéraient comme des “opprimés” se révélaient en réalité être “sauvages” et “sanguinaires”. Des mots jugés par l’Arcom (Autorité de Régulation de la Communication Audiovisuelle et Numérique) comme encourageant des comportements discriminatoires envers les Palestiniens.

Le 5 février, l’autorité de régulation a donc sanctionné CNews d’une amende globale de 100 000 euros : 75 000 euros liés directement aux propos de Françoise Laborde, 25 000 euros pour des déclarations de Noëlle Lenoir sur les Algériens. La journaliste, passée notamment par France Télévisions et qui a été membre du CSA entre 2009 et 2015 avant de devenir chroniqueuse politique sur CNews, a bien tenté un recours. Il a été rejeté le 27 février. Motif : seule la chaîne peut être sanctionnée, pas l’intervenant ayant tenu les propos.

C’est ce point qui cristallise sa colère. “C’est précisément là que commence le problème”, écrit-elle. “Être désignée, mais privée du droit d’être entendue. Sur le papier, la sanction vise une société. Dans la réalité, les propos cités permettent une identification immédiate.” Les répercussions ont été immédiates et bien réelles pour la soeur de Catherine Laborde : “Modification immédiate de ma fiche Wikipédia, et aussi attaques, insultes, campagnes de dénigrement, atteinte à la réputation”, confie-t-elle au Figaro.

Françoise Laborde défend la liberté d’expression

Au-delà de son cas, la journaliste s’inquiète d’un phénomène plus large. La décision de l’Arcom envoie, selon elle, un message implicite : “Mieux vaut ne plus citer, ne plus analyser, ne plus développer, sous peine qu’un raisonnement soit ‘saucissonné’ puis requalifié après coup.” Ce qu’elle traduit en une formule : “Ce n’est pas une censure proclamée ; c’est une autocensure organisée.”

La journaliste se dit prête à aller devant les juges nationaux et européens pour faire reconnaître “un principe démocratique : on ne transige pas avec la liberté d’expression”. Par ailleurs, la sœur de la regrettée Catherine Laborde traverse une période personnellement éprouvante : un an après la disparition de la météorologue, elle s’est publiquement opposée au livre publié par son compagnon Thomas Stern, qu’elle juge indigne de sa mémoire.

JForum.fr avec Europe1 et //fr.news.yahoo.com

La rédaction de JForum, retirera d’office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

La source de cet article se trouve sur ce site

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

PARTAGER:

spot_imgspot_img
spot_imgspot_img