Foreign policy : « Le prochain affrontement entre Israël et l’Iran, plus long, plus large et plus destructeur »

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Le magazine souligne que si Israël a temporairement différé une nouvelle confrontation, ce choix répond avant tout à des considérations opérationnelles : pertes humaines, coût économique estimé à plus de 1,5 milliard de dollars, épuisement partiel des stocks d’intercepteurs et réduction des moyens militaires américains disponibles dans la région. Mais ce répit ne constitue pas un changement stratégique.

Une fois les fronts du Hezbollah au nord et du Hamas au sud neutralisés, l’attention d’Israël devrait inévitablement se recentrer sur l’Iran. À Jérusalem, la conviction demeure que Téhéran ne renoncera ni à son programme nucléaire, ni à ses capacités balistiques, ni à son réseau régional de milices. Depuis le 7 octobre, la doctrine sécuritaire israélienne privilégie désormais la préemption à la dissuasion.

L’analyse met en garde contre une guerre potentiellement plus longue et plus complexe que celle de juin. Les installations nucléaires iraniennes sont aujourd’hui plus profondément enfouies, mieux protégées et plus dispersées. Israël, dépourvu de bombardiers lourds et de certaines munitions spécifiques, aurait besoin d’un soutien américain direct pour infliger des dégâts décisifs, au risque d’élargir le conflit. À défaut, des frappes répétées ou des opérations clandestines à haut risque deviendraient nécessaires.

Autre facteur aggravant : l’opacité croissante autour des stocks d’uranium hautement enrichi iraniens, désormais susceptibles d’être déplacés rapidement à l’intérieur du pays. Dans ce contexte, une future guerre pourrait prendre la forme d’une campagne aérienne prolongée, bien plus destructrice que les échanges précédents.

Enfin, l’analyse note que l’année 2026, marquée par des élections en Israël, pourrait accélérer le calendrier. Pour Benyamin Netanyahu, dont le capital politique est étroitement lié à la promesse de sécurité face à l’Iran, une nouvelle confrontation pourrait survenir plus tôt que prévu.

Conclusion tacite du magazine : le débat n’est plus de savoir si un nouvel affrontement aura lieu, mais quandcomment et avec quelles conséquences régionales.

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