Israël rejette les déclarations de l’armée libanaise sur l’atteinte de ses objectifs et précise : l’absence de démilitarisation au sud du Litani laisse une légitimité à l’action militaire. Désormais, les États-Unis posent des conditions claires à l’action, tout en soutenant le droit d’Israël à la défense.
JDN – David Feuchtwanger
La situation politico-sécuritaire face au Liban reste explosive et complexe. Israël précise que la déclaration de l’armée libanaise selon laquelle les « objectifs de la première phase » ont été atteints est loin de résister à l’épreuve de la réalité, car elle ne mentionne en rien la démilitarisation de la zone située au sud du Litani — une condition fondamentale de l’accord de cessez-le-feu.
Tant que le Hezbollah continue de détenir des infrastructures terroristes et des armements dans le Sud-Liban, Israël souligne qu’il existe une pleine légitimité pour une action militaire contre l’organisation. Selon l’accord, l’absence de démilitarisation constitue une violation claire permettant une riposte.
D’après une publication de Israel Hayom, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a reçu le feu vert des États-Unis pour agir militairement au Liban, lors d’entretiens récents avec le président américain Donald Trump et de hauts responsables de l’administration. Israël dispose d’un plan d’action structuré comprenant différents niveaux d’intensité et des cibles ciblées contre le Hezbollah.
Cependant, Washington a posé des limites claires. La première : veiller à une distinction stricte entre les cibles du Hezbollah et les objectifs civils ou les infrastructures gouvernementales au Liban, afin de ne pas renforcer l’organisation sur le plan intérieur. La deuxième limite : le respect du principe de proportionnalité, pour éviter une détérioration vers un conflit large qui mènerait à une reprise de la guerre totale.
En Israël, on note que même des actions exceptionnelles par le passé, notamment l’élimination de hauts responsables de la direction du Hezbollah, n’ont pas entraîné de contre-réaction significative de la part de l’organisation. Cela renforce l’estimation selon laquelle le Hezbollah ne souhaite pas d’escalade actuellement, notamment en raison de sa situation interne et des difficultés à reconstruire ses capacités.
En arrière-plan se trouve également l’Iran, qui dirige les activités du Hezbollah mais qui traverse actuellement une grave crise interne et une vague de protestations persistante. Des sources à Jérusalem estiment qu’un cycle de combats étendu au Liban pourrait détourner l’attention internationale de ce qui se passe en Iran — un scénario indésirable pour les États-Unis et leurs alliés.
Le bureau du Premier ministre a déclaré que l’accord de cessez-le-feu stipule explicitement que le Hezbollah doit rendre les armes. « C’est une condition nécessaire pour la sécurité d’Israël et l’avenir du Liban », a-t-on déclaré, tout en soulignant que les efforts de l’armée libanaise ne sont qu’un début — mais sont loin d’être suffisants tant que le Hezbollah continue ses tentatives de réarmement avec le soutien de l’Iran.
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