Malgré le coup de frein mis par la Cour suprême, Donald Trump ne compte pas capituler dans sa guerre commerciale. L’administration présidentielle américaine a en effet relancé la procédure pour pouvoir mettre en place de nouveaux droits de douane.
La Maison-Blanche a annoncé mercredi lancer une série d’enquêtes destinées à documenter des préjudices économiques subis par les Etats-Unis. Les premières « se concentreront sur les économies pour lesquelles les preuves semblent pointer vers une surcapacité structurelle », a détaillé le représentant de la Maison-Blanche pour le Commerce (USTR), Jamieson Greer, citant notamment la Chine, l’Union européenne, le Japon, l’Inde ou le Mexique.
Des enquêtes contre le travail forcé
Au total, une quinzaine de pays ou bloc, dans le cas de l’UE, sont visés. Un certain nombre d’entre eux ont signé des accords commerciaux avec les Etats-Unis, limitant le plus souvent le niveau maximum des droits de douane mis en place sur leurs produits. Mais les investigations se feront indépendamment de ces accords.
D’autres enquêtes concerneront les pays soupçonnés de recourir au travail forcé dans la fabrication de biens envoyés aux Etats-Unis. Elles devraient débuter ce jeudi et pourraient entraîner, une fois complétées, l’interdiction d’importer les produits concernés. Les Etats-Unis, notamment durant le mandat de Joe Biden, avaient déjà pris une série de mesures visant les produits chinois issus du travail forcé des Ouïghours. Mais « il ne s’agit pas de cibler des conditions locales dans un pays en particulier » cette fois, a insisté Jamieson Greer, « nous pensons que l’enquête va concerner une soixantaine de pays ».
Trump désavoué par la Cour suprême
La Maison-Blanche espère pouvoir conclure ces enquêtes rapidement, de manière à prendre les mesures, notamment tarifaires, qui viendraient en relais des droits de douane temporaires réintroduits mi-février. Donald Trump avait annoncé de nouveaux droits de douane de 10 % afin de remplacer ceux ayant été annulés.
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La Cour suprême avait en effet annulé le 20 février une large part des droits de douane mis en place par le président américain, qui s’était appuyé sur un texte de 1977 (l’IEEPA) pour les instaurer. Elle avait estimé que ce texte ne permettait pas au président d’imposer de surtaxe, une prérogative du Congrès. Ces surtaxes douanières ont généré 166 milliards de dollars de revenus pour l’Etat fédéral, qui pourraient désormais être remboursés.
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