Et nous, dans tout ça ?
Petit guide de survie émotionnelle entre deux alertes
Nous revoilà.
Encore une fois, le rythme de nos journées est dicté par les sirènes.
On attrape les enfants.
On descend au miklat.
On attend.
Le programme de la journée s’efface.
L’incertitude s’installe. Elle ne frappe même plus à la porte, elle vit déjà chez nous.
On se demande souvent :
« Comment aider les enfants ? Comment les calmer ? »
C’est une vraie question.
Mais pour une fois, il est peut-être juste de nous arrêter une minute.
Et à nous poser la question : « Et nous, dans tout ça ? »
Avant de rassurer, d’expliquer, de distraire…
Qu’est-ce qui se passe à l’intérieur de nous ?
Est-ce qu’on est tendus ?
Est-ce qu’on respire court ?
Est-ce qu’on sent une pression dans la poitrine ?
Une fatigue qui ne dit pas son nom ?
C’est normal d’être secoué.
Normal d’avoir peur.
Normal d’être fatigué de devoir être fort.
Et puis : quand nous prenons soin de notre propre état intérieur, les enfants le sentent immédiatement.
Pas parce qu’on joue un rôle.
Mais parce qu’ils respirent notre météo intérieure.
Alors commençons par nous.
Ne pas exploser quand ça explose
Il existe un modèle simple, qui nous met de l’ordre.
L’idée est libératrice :
face au stress, nous ne réagissons pas tous de la même manière.
Il n’y a pas une bonne façon de tenir.
Il y a votre façon.
Voici les différents “canaux”.
En lisant, demandez-vous simplement : lequel me ressemble le plus ?
Le corps
Pour certains, le stress ne pense pas.
Il se ressent.
Boule au ventre.
Épaules crispées.
Besoin de bouger.
Si c’est votre cas, ne vous battez pas contre ça.
Respirez profondément.
Contractez puis relâchez les muscles.
Marchez un peu.
Le corps a besoin d’agir pour se calmer.
Le mental
Ici, on a besoin de comprendre.
On veut savoir combien de temps, quelles consignes, quel scénario.
Mettre de l’ordre dans le chaos.
Alors quoi faire ?
Préparer le sac du miklat.
Relire les instructions.
Faire des listes.
La logique donne une sensation de stabilité quand tout semble flou.
L’émotion
Pour d’autres, ça déborde.
Les larmes montent.
La peur s’exprime.
Parfois un rire nerveux sort sans prévenir.
Ne jugez pas ça.
Dire “j’ai peur” n’est pas une faiblesse.
C’est une régulation.
Mettre des mots fait redescendre la pression.
Les valeurs et la Emouna
Il y a ceux qui se tiennent grâce au sens.
La Emouna.
La Tefila.
Un verset, un Tehilim.
La conscience que rien n’est laissé au hasard.
Ce canal transforme l’angoisse en ancrage.
Il ne supprime pas la peur.
Il lui donne une place.
Le lien social
Certains tiennent seuls.
D’autres ont besoin d’une présence.
Un appel.
Une main sur l’épaule.
Demander au voisin comment il va.
Le simple fait de ne pas être seul change la physiologie de la peur.
L’imagination
Et puis il y a la capacité de s’évader.
Raconter une histoire aux enfants.
Faire une blague dans le miklat.
Imaginer ce qu’on fera “après”.
Même quand le corps est confiné, l’esprit peut rester libre.
Ce que l’on peut faire concrètement
La clé n’est pas de tout utiliser.
La clé, c’est d’identifier notre canal principal.
Et de l’activer volontairement quand la sirène retentit.
Respirer si vous êtes corporel.
Organiser si vous êtes mental.
Parler si vous êtes émotionnel.
Prier si vous êtes spirituel.
Appeler si vous êtes relationnel.
Jouer si vous êtes imaginatif.
Et puis observez vos enfants.
Peut-être que vous avez besoin de logique,
et que votre fils a besoin d’humour.
Peut-être que vous avez besoin de Tehilim,
et que votre fille a besoin de mouvement.
En diversifiant les approches, le miklat devient autre chose qu’un abri.
Il devient un lieu où l’on prend soin les uns des autres.
En commençant par soi.
On ne sait pas ce que Hachem a prévu pour la période à venir.
Mais on peut apprendre à stabiliser notre monde intérieur.
Et parfois, c’est déjà énorme.
Si ces conseils t’ont été utiles et que tu penses que d’autres pourraient en bénéficier, n’hésite pas à les partager avec eux. Tu as des remarques ou des questions, envoie-les-moi. Tu peux également me contacter si tu as besoin de conseils.
Je t’invite à consulter les articles précédents de cette série qui sont complémentaires à celui-ci :
Chimon Zyzek – Thérapeute émotionnel – 0527145779 –
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