Benoît Payan (ex-PS), 48 ans, maire divers gauche de Marseille (886.000 habitants). Arrivé à la tête de la ville en décembre 2020 après la démission de Michèle Rubirola, il brigue pour la première fois la mairie sur son propre nom. Le plan « Marseille en grand » et notamment son volet de rénovation des écoles, couplé aux nombreuses visites d’Emmanuel Macron, ont donné de l’épaisseur et une visibilité nationale à son mandat. Les sondages le donne en ballottage favorable face au candidat RN Franck Allisio malgré un risque de quadrangulaire.
Grégory Doucet, 52 ans, EELV, maire de Lyon (521.000 habitants) depuis le 4 juillet 2020. D’après le dernier sondage OpinionWay pour CNews, Europe 1 et « Le JDD », à trois jours du premier tour des élections municipales, Grégory Doucet « rattrape » son retard avec 35 % des intentions de vote au premier tour. Lors des premiers sondages en octobre, il était crédité de 23 % des suffrages. Son principal adversaire, Jean-Michel Aulas, sans étiquette mais soutenu par la droite et le centre, est donné avec 43 % des votes, un ou deux points en moins par rapport aux derniers sondages.
Jean-Luc Moudenc, 65 ans, se présente à sa réélection en tant que candidat divers droite à Toulouse (515.000 habitants). S’il est réélu, il briguerait son troisième mandat d’affilée depuis 2014 à la tête de la quatrième ville de France. Selon les derniers sondages, le maire arriverait en tête avec 33 % devant la gauche désunie des candidats François Briançon (30 %) et François Piquemal (23 %).
Ancien ministre de Chirac puis de Sarkozy, Christian Estrosi, 70 ans, maire Horizons de Nice (342.000 habitants) a été élu pour la première fois en 2008. Il brigue un quatrième mandat dans un duel fratricide avec son ancien compagnon de l’UMP Éric Ciotti qui, soutenu par le RN, le devance dans les sondages.
A Nantes, la maire sortante Johanna Rolland, 46 ans, brigue un troisième mandat. D’abord adjointe au maire dès 2008 sous Jean-Marc Ayrault, elle devient première adjointe en 2012 avant d’être élue maire en 2014. Johanna Rolland est la première femme à occuper cette fonction dans cette ville de 327.000 habitants. Pour les municipales 2026, la présidente de Nantes métropole présente une liste de « gauche unie » avec le soutien des écologistes et des communistes. Les récents sondages la donnent en tête au premier tour et présagent un duel face à son adversaire Foulques Chombart de Lauwe (LR) le 22 mars.
Maire de Montpellier (310.000 habitants) depuis 2020, le socialiste Michaël Delafosse (48 ans) est l’artisan de la gratuité pour tous des transports en commun, effective depuis le 21 décembre 2023. A cette date, Montpellier est devenue la plus grande métropole européenne à la mettre en place. Face à une gauche très morcelée, sa liste d’Union de gauche semble largement favorite au premier tour devant Nathalie Oziol (LFI), reléguée à une vingtaine de points dans les sondages, l’ancien maire Philippe Saurel (divers gauche), le richissime entrepreneur Mohed Altrad (divers centre) ou encore l’humoriste Rémi Gaillard, tous annoncés par les différents sondages autour des 10 % d’intentions de vote.
L’écologiste Jeanne Barseghian, 46 ans, est la maire de Strasbourg (294.000 habitants) depuis 2020. Elle avait été élue aux dernières élections municipales avec 28 % des votes au premier tour, et près de 42 % au deuxième tour, devant l’union du centre et de la droite et le Parti Socialiste mené par Catherine Trautmann. Elle défend son bilan face à une opposition encore dispersée mais bien prête à prendre sa place.
L’écologiste Pierre Hurmic, 70 ans, est maire de Bordeaux (267.000 habitants) depuis 2020. Il se représente cette année en vue d’un second mandat. A la tête d’une liste Les Ecologistes, PS, PCF, le dernier sondage (en date de lundi dernier) le place en tête des intentions de vote avec 31 %, devant Thomas Cazenave (Renaissance, LR, Horizons, 26 %), Philippe Dessertine (classé divers centre par le sondeur, 17 %) et Nordine Raymond (LFI, 11,5 %). L’élection à Bordeaux risque donc de se jouer dans mouchoir de poche, à la faveur d’éventuels ralliements d’entre-deux-tours.
A Lille (240.000 habitants), le maire sortant est le socialiste Arnaud Deslandes qui a succédé à Martine Aubry il y a un an. Agé de 43 ans, il est entré au cabinet de l’ancienne maire de Lille en 2005. Il devient ensuite directeur de cabinet, en 2013. En 2020, il est élu pour la première fois adjoint au maire et récupère la Solidarité. Trois ans plus tard, en 2023, Martine Aubry le nomme premier adjoint dans l’optique d’en faire son successeur. Face à huit autres listes, Arnaud Deslandes est favori dans les derniers sondages, arrivant en tête au premier tour avec 28 % des intentions de vote.
Elle vise la passe de trois. Élue en 2014 et réélue en 2020, Nathalie Appéré, 50 ans, entend bien poursuivre son règne à la mairie de Rennes (231.000 habitants). Contrairement aux deux précédents scrutins, la socialiste a cette fois réussi à embarquer avec elle les Ecologistes dès le premier tour. Elle se présente donc en grande favorite de l’élection. Bien que sa méthode soit contestée, un sondage, le seul paru dans la capitale bretonne, la plaçait très largement en tête du premier tour avec 42 % des intentions de vote.
Sans étiquette, Josée Massi, 75 ans, est la maire de Toulon (180.000 habitants) depuis le 3 mai 2023. Première adjointe d’Hubert Falco, elle lui avait succédé après la condamnation de l’ancien maire pour détournement de fonds publics qui avait entraîné son inéligibilité. Josée Massi aura fort à faire face à la candidate et députée du Rassemblement national Laure Lavalette, donnée en tête des intentions de vote au premier tour.
Membre d’Horizons, Arnaud Robinet, 50 ans, est le maire de Reims (178.000 habitants) depuis 2014. A la conquête d’un troisième mandat, le maire sortant, qui avait été élu dès le premier tour au précédent scrutin, ne devrait cette fois pas avoir la partie aussi facile. Contesté à droite comme à gauche, il apparaît toutefois comme le favori de l’élection.
Déjà maire du Havre (167.000 habitants) entre 2010 et 2017, Edouard Philippe, 55 ans, avait été réélu à la tête de la ville portuaire le 5 juillet 2020 après son passage à Matignon. Visant un troisième mandat, le président du parti centriste Horizons joue cette fois gros à un an de l’élection présidentielle à laquelle il est déjà candidat. Un récent sondage Opinionway le donne d’ailleurs pour la première fois perdant face au député communiste Jean-Paul Lecoq, dans l’hypothèse d’une triangulaire avec le candidat UDR-RN Franck Keller, testé à 18 % au premier tour.
La socialiste Nathalie Koenders, 49 ans, est la maire de Dijon (162.000 habitants) depuis le 25 novembre 2024. Ancienne première adjointe, elle a pris la suite de François Rebsamen après la démission de ce dernier, maire de Dijon depuis vingt-deux ans. La maire sortante est la grande favorite du scrutin. Un dernier sondage la crédite de 41 % des intentions de vote dès le premier tour.
A Angers, le maire sortant Christophe Béchu (Horizons) vise un troisième mandat. Il se présente pour cela avec le soutien de la droite et du centre. Agé de 51 ans, l’ancien ministre de la Transition écologique dans le gouvernement Borne avait remporté sa première élection en 2014. Six ans plus tard, il avait été élu dès le premier tour avec 58 % des suffrages. Dans cette ville de presque 160.000 habitants, sept listes sont en lice pour tenter de faire tomber le grand favori.
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