Début de nouveaux pourparlers indirects entre Iran et Etats-Unis à Genève
L’Iran et les Etats-Unis ont entamé jeudi une nouvelle session de pourparlers indirects à Genève sous la médiation d’Oman, a rapporté une source diplomatique à l’AFP.
Les Etats-Unis étaient représentés par l’émissaire Steve Witkoff et le gendre du président américain, Jared Kushner, qui en parallèle doivent mener des pourparlers avec l’Ukraine jeudi, alors que l’Iran a dépêché son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Les pourparlers se tenaient à la résidence de l’ambassadeur d’Oman auprès de l’ONU à Cologny, non loin de Genève.
Discussion sur la question nucléaire
Le troisième cycle de discussions entre l’Iran et les Etats-Unis portera uniquement sur la question nucléaire, a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, affirmant que le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) devrait y participer.
« Le sujet des négociations (…) est centré sur la question nucléaire », a indiqué Esmaeil Baqaei, ajoutant que Téhéran plaiderait pour la levée des sanctions qui le visent et réaffirmerait le droit de l’Iran « à l’usage pacifique de l’énergie nucléaire ». Et de préciser: « Il est également probable que le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Rafael Grossi, NDLR) participe à ces discussions, comme ce fut le cas lors du précédent cycle. »
L’Iran ne cherche « pas du tout » à avoir des armes nucléaires
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a assuré que son pays ne cherchait pas à se procurer des armes nucléaires. « Notre guide suprême (l’ayatollah Ali Khamenei, NDLR) a déjà déclaré que nous n’aurons pas du tout d’armes nucléaires », a affirmé le président lors d’un discours. « Même si je voulais aller dans cette direction, je ne le pourrais pas, d’un point de vue doctrinal, je n’y serais pas autorisé ».
Une situation « ni guerre ni paix »
Croyant à une « perspective favorable », le président iranien Massoud Pezeshkian a résumé parfaitement résumé la situation mercredi : « Ni guerre ni paix ».
Le rendez-vous de Genève
Les négociateurs iraniens sont arrivés mercredi soir à Genève en affichant leur optimisme pour les nouveaux pourparlers, malgré les propos de Donald Trump sur leurs « sinistres ambitions nucléaires ».
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, qui conduit la délégation, a estimé mardi qu’un accord était « à portée de main », invoquant une « opportunité historique ».
Bonjour, et bienvenue dans ce live consacré aux tensions entre l’Iran et les Etats-Unis
Frappera ? Frappera pas ? Depuis les manifestations de janvier contre le régime de Téhéran, Donald Trump ne cesse d’envoyer des signaux contradictoires et a massé des forces militaires considérables dans le Golfe persique. La rédaction de 20 Minutes se mobilise pour vous faire vivre ces événements qui pourraient embraser le Moyen-Orient.
La source de cet article se trouve sur ce site

