Un pétrolier américain approché par des bateaux armés iraniens dans le détroit d’Ormuz
Un pétrolier américain a été approché par des bateaux armés iraniens dans le détroit d’Ormuz, avant de poursuivre sa route, a indiqué mardi la société de sécurité maritime Vanguard Tech. Le navire Stena Imperative a été approché par six petits bateaux des Gardiens de la Révolution, « alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, à environ 16 milles marins au nord d’Oman », a affirmé la société britannique.
Les bateaux l’ont contacté par radio, ordonnant au capitaine « d’arrêter les moteurs et de se préparer à être arraisonné », mais le pétrolier a augmenté sa vitesse et poursuivi sa route, explique Vanguard Tech en précisant qu’il n’était pas entré dans les eaux territoriales iraniennes. « Il est désormais escorté par un navire de guerre américain », ajoute la société.
L’agence de sécurité maritime britannique UKMTO avait rapporté plus tôt l’incident sans préciser la nationalité du navire ni celle des bateaux qui l’avaient approché. L’agence de presse iranienne Fars a elle réfuté « tout incident de sécurité ».
Plus de 50.000 personnes arrêtées pendant les manifestations
Plus de 50.000 personnes ont été arrêtées en Iran par les autorités, a estimé mardi l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), affirmant que la répression se poursuivait dans le pays.
La République islamique a écrasé dans le sang début janvier un vaste mouvement de contestation, qui a éclaté fin décembre et culminé les 8 et 9 janvier. Les autorités iraniennes reconnaissent la mort de milliers de personnes mais affirment que la grande majorité étaient des forces de sécurité ou des passants tués par des « terroristes » agissant pour le compte des Etats-Unis et d’Israël.
L’ONG, qui avait fait auparavant état de plus de 42.000 arrestations, a revu mardi son chiffre à la hausse, recensant désormais au moins 50.235 interpellations liées aux manifestations.
Une base française menacée par les Gardiens de la révolution ?
L’agence de presse iranienne Fars, proche des Gardiens de la révolution a publié ce mardi une photo aérienne, sans légende, de la base militaire d’Al Dhafra, aux Émirats arabes unis. Situé à une quarantaine de kilomètres d’Abou Dhabi, ce site abrite notamment une base aérienne française. Cette publication arrive alors Téhéran considère désormais les armées européennes comme des entités terroristes, après que l’UE a décidé de placer les Gardiens de la révolution sur sa liste des organisations terroristes.
« Nous sommes évidemment très vigilants », a déclaré Emmanuel Macron, interrogé sur la photo en marge d’un déplacement agricole dans la Haute-Saône « Les armées françaises, partout où elles sont, évidemment, sont dans les situations les plus renforcées de sécurité », a-t-il précisé.
L’incendie d’un bazar à l’ouest de Téhéran est maîtrisé
Le violent incendie qui s’est déclaré mardi matin dans un bazar à l’ouest de Téhéran a été « maîtrisé » et aucune victime n’a été recensée dans l’immédiat, ont annoncé les services de secours, sans que la cause du sinistre ne soit jusque-là connue.
Le feu s’est déclenché sur un marché local du quartier de Jannat Abad, une zone pleine d’étals et de boutiques. Au cours de la matinée, des images de l’incendie montraient d’épais panaches de fumée noire s’élevant dans le ciel et enveloppant les environs.
La télévision iranienne a indiqué que les pompiers avaient été immédiatement déployés sur le site pour contenir les flammes.
Le pouvoir iranien enquête sur un important homme d’affaires, qu’il soupçonne d’avoir incité à la révolte
Le pouvoir judiciaire iranien a indiqué mardi poursuivre son enquête sur l’important homme d’affaires Mohammad Saedinia, arrêté mi-janvier pour son soutien présumé aux manifestations contre le pouvoir.
Propriétaire d’une célèbre marque iranienne de confiserie et d’une chaîne de cafés dans les grandes villes du pays, Mahammad Saedinia a été arrêté le 13 janvier pour « incitation aux troubles ». Les autorités ont ensuite ordonné la saisie de ses biens. « L’affaire est toujours à l’instruction », a indiqué le porte-parole du pouvoir judiciaire, Asghar Jahangir, lors d’une conférence de presse.
« S’il est prouvé au tribunal que ses actes ont causé ces dommages, il encourra non seulement des sanctions pénales, mais une indemnisation des dommages sera également prélevée sur ses biens », a-t-il ajouté.
Des efforts diplomatiques « intenses » selon le Qatar
«Les efforts [diplomatiques] se poursuivent de manière très intense », a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, lors d’une conférence de presse à Doha. « Nous travaillons en tandem avec tous nos voisins et les nations amies avec lesquelles nous collaborons actuellement », a-t-il précisé citant la Turquie, l’Égypte, Oman et l’Arabie saoudite.
139 ressortissants étrangers arrêtés pendant les manifestations
Les autorités iraniennes ont arrêté 139 ressortissants étrangers dans le centre du pays au cours du mouvement de protestation qui s’est déclenché en décembre, a annoncé mardi un média local.
« Au cours de l’examen des dossiers liés aux émeutiers, il a été établi que 139 personnes interpellées sont des étrangers », a indiqué l’agence de presse Tasnim, citant le chef de la police de la ville de Yazd (centre du pays), Ahmad Negahban. Selon ce dernier, elles sont impliquées « dans l’organisation, l’incitation et la conduite des émeutes, en contact dans certains cas avec des réseaux à l’extérieur » de l’Iran.
Les nationalités de ces personnes n’ont pas été précisées.
Un incendie s’est déclaré dans un bazar de l’ouest de Téhéran
Un important incendie s’est déclaré mardi dans un bazar à l’ouest de Téhéran, a annoncé un média d’Etat iranien, la cause du sinistre restant indéterminée dans l’immédiat.
Le feu s’est déclenché sur un marché local du quartier de Jannat Abad, une zone pleine d’étals et de boutiques, a déclaré Jalal Maleki, un porte-parole des pompiers de Téhéran, cité par la télévision d’Etat. « L’incendie est si important qu’il est visible depuis différents endroits de la ville », a-t-il précisé.
Le chef de la diplomatie iranienne mandaté pour négocier avec Washington
Le président iranien Masoud Pezeshkian annonce ce mardi sur X avoir mandaté son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, pour des négociations directes avec les Etats-Unis, « à condition qu’existe un environnement approprié, sans menaces ni demandes déraisonnables, de mener des négociations équitables […] dans le cadre de nos intérêts nationaux ».
Des discussions vendredi en Turquie ?
Une source arabe informée du dossier a fait savoir que les discussions entre les Etats-Unis et l’Iran, organisées selon elle grâce à la médiation de l’Egypte, du Qatar, de la d’Oman et de la Turquie, auront sans doute lieu dans ce dernier pays le 6 février.
La menace d’une intervention militaire américaine semble pour l’instant s’éloigner
Après des jours d’échanges de menaces entre les deux pays, l’Iran a dit lundi se préparer à des discussions avec les Etats-Unis sur le dossier nucléaire, Donald Trump s’affirmant pour sa part confiant sur la possibilité d’un accord.
« Le président Massoud Pezeshkian a ordonné l’ouverture de pourparlers avec les Etats-Unis », a ainsi écrit l’agence de presse Fars, citant une source gouvernementale, sans plus de détails.
Bienvenue dans ce nouveau Live
Bonjour à toutes et à tous. Une nouvelle fois, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner l’ensemble des informations sur la situation extrêmement tendue entre les Etats-Unis et l’Iran.
La pression s’accentue depuis début janvier sur Téhéran, après la répression dans le sang d’un vaste mouvement de contestation de la République islamique en place depuis 1979, déclenché au départ par des manifestations contre le coût de la vie. Après avoir fait planer la menace d’une intervention militaire et envoyé une dizaine de navires dans le Golfe, Donald Trump semble désormais prêt à jouer la carte de la diplomatie.
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