EN DIRECT Dermatose : « S’il y a besoin, on interviendra »… La porte-parole du gouvernement soutient l’action des forces de l’ordre…

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« Nous sommes en guerre »… Les agriculteurs ne lâchent rien

«Nous sommes en guerre. Tant que l’Etat ne renoncera pas à l’abattage massif, on sera là », prévient Cédric Nespoulos, producteur de bovins viande, dans le Tarn où une cinquantaine d’agriculteurs bloquent la nationale N88 à l’entrée de la rocade d’Albi

A Millau, une vingtaine de tracteurs ont déversé lisier, foin, pneus et ordures devant et dans la cour de la sous-préfecture de l’Aveyron, selon un photographe de l’AFP.

D’autres agriculteurs se mobilisent près de Montpellier ou à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), en attendant de nouveaux appels au blocage en soirée à Bordeaux et en Dordogne.

« S’il y a besoin d’intervenir de nouveau, on interviendra »… La porte-parole du gouvernement soutient l’action des forces de l’ordre

Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement a soutenu l’intervention des forces de l’ordre, comme il y a deux jours en Ariège où des gendarmes sont mobilisés pour permettre aux vétérinaires d’accéder aux fermes touchées : « Le gouvernement est déjà intervenu en Ariège il y a deux jours et s’il y a besoin d’intervenir de nouveau […] on interviendra de nouveau ».

Pourquoi ne pas vacciner toutes les bêtes ?

«Il y a une chose qu’il faut comprendre, c’est qu’aujourd’hui, lorsqu’une région est vaccinée, lorsqu’un département est vacciné, vous ne pouvez plus exporter parce que le territoire est considéré comme contaminé », a répondu la porte-parole du gouvernement, pointant les « répercussions » sur le travail et le revenu des agriculteurs.

« Il y a 3.000 bêtes qui ont été abattues depuis le début de cette maladie et on le sait, c’est un drame. Mais pour autant, c’est 0,02 % du cheptel français et ça permet de protéger les autres », a relativisé Maud Bregeon.

La porte-parole du gouvernement affirme que le protocole sanitaire mis en œuvre est « le plus efficace »

La stratégie de lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) mise en œuvre par le gouvernement, combinant abattage des troupeaux contaminés et vaccination ciblée, est la « plus efficace », a soutenu dimanche la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, balayant les critiques d’une partie des agriculteurs et de la classe politique. « Ce n’est pas une décision politique […] c’est une décision sanitaire qui a été concertée […] depuis juillet dernier avec le Parlement sanitaire qui comprend des vétérinaires, des éleveurs, les chambres d’agriculture, les organisations syndicales, les services de l’Etat, l’Anses » (Agence nationale de sécurité sanitaire), a souligné Maud Bregeon.

Interrogée sur l’éventuelle implication du Premier ministre Sébastien Lecornu, à qui la présidente de la région Occitanie Carole Delga (PS) a demandé l’intervention pour « garantir, […] un dialogue franc et sincère avec les agriculteurs de ce pays », la porte-parole a souligné que le dialogue avec les éleveurs était « permanent ».

Un appel de maires d’Ariège pour remettre un courrier de doléances au préfet lundi

Plusieurs associations de maires d’Ariège ont appelé à se rendre à Foix à midi lundi pour y remettre un courrier de doléances au préfet appelant notamment à modifier le protocole sanitaire de gestion de la DNC.

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, appelle Lecornu à « intervenir » pour instaurer un « dialogue » avec les éleveurs

Carole Delga, présidente socialiste de la région Occitanie, désormais épicentre de l’épizootie de dermatose bovine et de la colère agricole en résultant, a appelé dimanche le Premier ministre Sébastien Lecornu à « intervenir » pour instaurer un « dialogue » avec les éleveurs.

Dans une lettre ouverte, elle a estimé « qu’il [était] temps pour [M. Lecornu] d’intervenir afin de garantir, dans les plus brefs délais, un dialogue franc et sincère avec les agriculteurs de ce pays, seul à même d’apaiser les tensions qui ne cessent de s’aggraver dans de nombreux départements ».

Carole Delga a décrit dans son courrier « l’indignation et la colère » qui croissent « inexorablement face au désespoir d’un peuple. Elles sont à la mesure du choc ressenti par toute une profession et, au-delà, par la population, quant à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire », martèle-t-elle.

« Il faut envisager toutes les conséquences » d’une généralisation de la vaccination, selon la ministre de l’Agriculture

Dimanche matin, Bertrand Venteau, nouveau président de la CR, a une nouvelle fois réclamé la « vaccination de toute la France » et à « épargner les animaux sains des abattages ». « C’est maintenant que la vaccination doit se décréter sinon on va avoir un drame dans moins d’un mois parce que je pense que tout le sud de la Loire sera contaminée », a-t-il ajouté.

« Il faut envisager toutes les conséquences » d’une généralisation de la vaccination, « les conséquences sanitaires, les conséquences de faisabilité, les conséquences économiques, » avec le risque d’une fermeture de marchés à l’export, répond la ministre de l’Agriculture.

« On a un protocole qui a très bien fonctionné. Ça marche », a ajouté sur Europe 1 Mme Genevard, assurant que « le virus n’est pas aux portes de chaque élevage ».

« On est partis pour passer les fêtes ici », de Bayonne à la Haute-Garonne, les agriculteurs s’installent pour manifester leur colère

Non loin de l’Espagne, l’A64 est toujours fermée sur plus d’une centaine de kilomètres. Entre Briscous et Urt, à l’est de Bayonne, des agriculteurs ont installé deux barnums, une plancha et un sapin de Noël au milieu d’une cinquantaine de tracteurs et de grandes remorques, a constaté l’AFP. Environ 80 tracteurs et 29 bennes, selon la préfecture de Haute-Garonne, sont aussi installés sur les voies au milieu de bottes de foin à Carbonne, point de départ de la grogne agricole de janvier 2024, au sud-ouest de Toulouse.

« On est partis pour passer les fêtes ici », « on ne lèvera pas le camp comme ça », a déclaré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne). « On a sept revendications, la dermatose c’est ce qui nous a tous fait bondir, mais ici à Carbonne il n’y a pas que des éleveurs, il y a aussi des céréaliers avec d’autres problématiques. » D’autres dossiers brûlants comme les accords commerciaux du Mercosur et la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne alimentent la colère des agriculteurs.

« On ne peut pas tuer, gaspiller de la viande comme ça » déclare un éleveur de vaches lors du convoi en Gironde

Les agriculteurs sont toujours aussi mobilisés et en colère ce dimanche. « Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre », a déclaré à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, à côté de Bordeaux, où se dirige un convoi venu du sud de la métropole. « On ne peut pas tuer, gaspiller de la viande comme ça. »

Un million de bêtes supplémentaires vont être vaccinées dans huit départements du Sud-Ouest

Depuis l’apparition en juin en France de la dermatose nodulaire contagieuse, cette maladie très contagieuse pour les bovins, la stratégie mise en place par l’Etat implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et jusqu’ici une « vaccination d’urgence » des cheptels dans un rayon de 50 km autour de la zone concernée.

Un million de bêtes supplémentaires vont être vaccinées dans les huit départements du Sud-Ouest placés en zone réglementée, en plus du million déjà vaccinées pour un coût de 20 millions d’euros, selon le ministère.

« Le barrage est en place »… Des convois et des blocages sur l’A64 et en Gironde

L’A64 est notamment fermée entre les échangeurs 3 et 17, avec des éleveurs sur les voies au Pays basque ou à Carbonne, point de départ de la grogne agricole de janvier 2024, au sud-ouest de Toulouse. Des perturbations sont aussi recensées sur l’A75 et des nationales. En Gironde, un convoi doit partir dimanche matin du sud de Bordeaux en direction de la métropole.

« Le barrage est en place, l’autoroute est jonchée de détritus, les remorques sont pleines de tout ce qui peut brûler », a déclaré par téléphone à l’AFP le coprésident de la Coordination rurale des Pyrénées-Atlantiques, Léon Thierry, sur l’A64 entre Briscous et Urt, au Pays basque. Samedi soir, « il y avait 400/500 personnes, les tracteurs arrivent, on n’est pas prêts de lâcher ».

Dans la vallée du Rhône, un barrage au nord de Montélimar a en revanche été levé un peu avant 1 heure du matin, selon Louis Petiton Saint Mard, coprésident de la Coordination rurale 26.

Des axes routiers encore bloqués ce dimanche

Le Sud-Ouest de la France, où la Coordination rurale ne compte rien lâcher avant d’avoir obtenu « l’arrêt des abattages totaux » de troupeaux bovins, où ont été détectés des cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), reste dimanche l’épicentre de la contestation, avec plusieurs axes routiers bloqués.

« Le Sud-Ouest du réseau reste très fortement perturbé entre Toulouse et Bayonne », indique Vinci autoroutes dans son dernier point.

La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard dans le Sud-Ouest lundi

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé dimanche se rendre lundi dans le Sud-Ouest pour assister « au début de la vaccination » de troupeaux bovins face à la colère persistante d’une partie du monde agricole qui conteste la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) par les autorités.

Bienvenue sur ce live

Bonjour et bienvenue sur ce live ! On suivra ce dimanche l’évolution de la mobilisation d’une partie du monde agricole qui conteste la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) par les autorités.

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