« La guerre en Ukraine doit prendre fin », clame Trump, tandis que Zelensky égratigne l’Europe
«La guerre doit prendre fin », a lancé en marge du Forum économique mondial organisé le président américain à des journalistes, qui l’interrogeaient sur le message qu’il voulait faire passer à son homologue russe Vladimir Poutine.
Le chef de l’Etat ukrainien, qui a souligné que le dialogue avec Donald Trump n’était « pas simple », a de son côté annoncé que les documents de l’accord visant à arrêter les hostilités déclenchées par l’invasion de l’Ukraine en février 2022 étaient « presque prêts ».
« Encore une fois, tout le monde est très positif mais le soutien du président Trump est indispensable. Et encore une fois, aucune garantie de sécurité ne peut fonctionner sans les États-Unis », a-t-il insisté. Surtout que l’Europe, « au lieu de devenir une vraie puissance mondiale », « reste un kaléidoscope, beau mais fragmenté, de petites et moyennes puissances », a regretté Volodymyr Zelensky.
« Promoteur dans l’âme », Trump révèle, depuis Davos, son projet immobilier de « Nouveau Gaza »
Donald Trump a révélé jeudi son plan pour un « Nouveau Gaza », qui transformerait le territoire palestinien dévasté en un complexe luxueux de gratte-ciels en bord de mer, un projet qui pourrait voir le jour dans trois ans. « Je vais avoir beaucoup de succès à Gaza, ça va être beau à voir », a déclaré le président américain alors qu’il présentait à Davos son « Conseil de paix » controversé, initié pour mettre un terme au conflit entre le Hamas et Israël.
« Je suis un promoteur immobilier dans l’âme (…) et j’ai dit, regardez ce site en bord de mer, regardez ce superbe lot foncier, ce que ce pourrait être pour tant de gens », a-t-il dit, au Forum économique mondial qui se tient dans la station de sports d’hiver suisse.
Son gendre Jared Kushner, qui n’a aucune fonction officielle mais fait office d’émissaire parmi d’autres pour le conflit à Gaza, a estimé que ce « maître projet » était voué à un « succès effrayant ».
Trump menace les Européens de « grosses représailles », s’il leur venait l’idée de vendre de la dette américaine
Donald Trump annonce qu’il lancera de « grosses représailles » si les pays européens commençaient à vendre des titres de dette américaine dans le but de faire pression sur les Etats-Unis.
« Si cela arrivait, nous lancerions de grosses représailles et nous avons toutes les cartes en main », a déclaré le président américain dans une interview avec la chaîne Fox Business depuis Davos.
« Notre pays ne sera pas cédé », prévient le vice-Premier ministre du Groenland
Toute tentative de céder du territoire au Groenland est « inacceptable », a jugé le vice-Premier ministre groenlandais jeudi, au lendemain de l’annonce d’un projet d’accord sur le futur de l’île entre Donald Trump et le chef de l’Otan.
« Quelle que soit la pression exercée par d’autres, notre pays ne sera ni cédé, ni ne fera l’objet de marchandages sur notre avenir », a réagi Múte Egede dans un message publié sur Facebook.
« Il est inacceptable d’essayer de céder notre pays à d’autres. C’est notre pays – c’est nous qui en façonnons l’avenir », a-t-il ajouté.
Un Conseil de paix qui travaillera « en coordination avec les Nations unies »
«Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies », a précisé Donald Trump, reprochant de nouveau à l’ONU de n’avoir « pas utilisé » le « formidable potentiel » dont elle dispose.
Un mandat bien plus large que Gaza pour le Conseil de paix de Trump
Le « Conseil de paix » était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa « charte » lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l’impliquer dans la gestion d’autres conflits.
Gaza est l’endroit « où le Conseil de paix a vraiment débuté […] Je pense que nous pourrons l’étendre à d’autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza », a fait valoir Donald Trump.
Donald Trump affirme que l’Iran veut parler avec les Etats-Unis
Donald Trump a affirmé devant l’instance du « Conseil de paix » que l’Iran souhaitait entamer des discussions avec les États-Unis et que Washington était disposé à le faire.
Il a rappelé que les États-Unis avaient frappé des sites d’enrichissement d’uranium iraniens l’an dernier pour empêcher Téhéran de fabriquer une arme nucléaire. « On ne peut pas laisser faire ça », a-t-il dit. « Et l’Iran veut effectivement parler, et nous parlerons », a-t-il ajouté.
Trump signe la charte fondatrice de son « Conseil de paix », concurrent de l’ONU
Le président américain Donald Trump a signé à Davos la charte fondatrice du « Conseil de paix », quelques instants après avoir assuré que cette instance travaillerait « en coordination » avec les Nations unies.
« Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle », a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison-Blanche, lors de cette cérémonie en présence d’un parterre de dirigeants ayant accepté l’invitation de Washington à rejoindre le « Conseil ».
Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense sur le Groenland datant de 1951
Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l’AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l’Otan Mark Rutte.
La sécurité de l’Arctique va être renforcée et les pays européens de l’Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l’idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n’avait pas été évoquée lors de ces discussions.
Le Danemark estime que l’Otan ne peut pas discuter en son nom sur le Groenland
Le secrétaire-général de l’Otan ne peut négocier au nom du Danemark sur le Groenland, a estimé jeudi le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen, tout en soulignant que Mark Rutte avait travaillé « loyalement à la cohésion » de l’Alliance atlantique.
« Nous avons une ligne rouge claire. Nous ne céderons pas notre souveraineté sur des parties du Royaume », a souligné le ministre après l’annonce par Donald Trump d’un projet d’accord sur le Groenland avec le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte
Les discussions entre Trump et l’Otan visent à priver la Chine et la Russie d’accès au Groenland
Les discussions entre les Etats-Unis et l’Otan sur le Groenland visent à priver la Russie et la Chine d’un « accès » à ce territoire autonome danois et aux pays de l’Arctique, a déclaré jeudi le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Mark Rutte.
Ces discussions, engagées depuis le Forum économique de Davos avec le président américain Donald Trump, ont pour objectif d’assurer « collectivement » la sécurité de sept pays de l’Arctique face à la Russie et la Chine, a indiqué Mark Rutte en citant les Etats-Unis, le Canada, le Danemark, l’Islande, la Suède, la Finlande et la Norvège.
Il s’agit aussi d’assurer que « les Chinois et les Russes ne puissent avoir accès économiquement et militairement au Groenland », a-t-il ajouté. La porte-parole de l’Otan, Allison Hart a précisé que « le secrétaire général n’avait proposé aucun compromis sur la souveraineté » du Danemark.
La « fermeté » face à Trump, « c’est important », considère le ministre français de l’Economie
Le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, a affirmé jeudi que « la fermeté » face au président américain Donald Trump, « c’est important », et qu’il restait « vigilant » après la baisse des tensions autour du Groenland.
Devant la menace formulée par Donald Trump de droits de douane contre tous les pays qui s’opposeraient à la volonté de faire du Groenland un territoire américain, « il y a eu une réaction très forte, de l’Europe d’abord, de la France, de l’Allemagne et de quelques autres, du Canada », a noté Roland Lescure, interrogé sur RTL. « Et je pense que cette fermeté a commencé à convaincre le président américain qu’il fallait trouver d’autres voies et moyens que la force », car « la fermeté aujourd’hui, dans un monde où la loi du plus fort a tendance parfois à s’imposer, c’est important », a-t-il poursuivi.
Le Danemark souhaite poursuivre un « dialogue constructif » dans le respect de son « intégrité territoriale »
Le Danemark souhaite poursuivre « un dialogue constructif avec ses alliés » à propos du Groenland et de la sécurité dans l’Arctique mais dans le respect de son « intégrité territoriale », a déclaré jeudi la Première ministre Mette Frederiksen.
« Nous pouvons négocier tous les aspects politiques : sécurité, investissements, économie. Mais nous ne pouvons pas négocier notre souveraineté. J’ai été informée que cela n’avait pas été le cas », a déclaré dans un communiqué la Première ministre, après l’annonce par le président américain Donald Trump d’un projet d’accord avec le secrétaire général de l’Otan.
Donald Trump va se consacrer à son « Conseil de paix »
Ce jeudi, le président américain doit participer à 09h30 à la cérémonie de signature de la charte fondatrice d’un « Conseil de paix » à sa main, censé œuvrer à la résolution des conflits dans le monde en concurrence avec l’ONU.
Selon le chef de l’Otan, la souveraineté du Groenland n’a pas été abordée avec Trump
Interrogé par la chaîne Fox News sur la question de savoir si le Groenland serait toujours sous souveraineté danoise dans le cadre de l’accord futur annoncé par Donald Trump, le chef de l’Otan a répondu que le sujet « n’avait pas été abordé lors de (ses) discussions avec le président » américain.
« Il se concentre sur ce que nous devons faire pour protéger cette immense région arctique, où des changements sont en cours, où les Chinois et les Russes sont de plus en plus actifs », a ajouté Mark Rutte.
Bienvenue dans ce nouveau Live
Bonjour à toutes et tous. Une nouvelle fois, la rédaction de 20 Minutes se mobilise pour vous permettre de suivre le bras de fer engagé par Donald Trump avec les Européens.
Après des semaines de déclarations agressives, le président américain a subitement annoncé mercredi soir depuis Davos, en Suisse, « le cadre d’un futur accord » sur le Groenland. Il a aussi levé ses menaces douanières autant que militaires. Cet accord en préparation reste pour le moment flou, même si certaines déclarations laissent à penser que le locataire de la Maison-Blanche ne vise plus désormais une annexion totale du territoire autonome danois.
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