Envoyé des Émirats arabes unis : « Il n’y a actuellement aucune alternative » au plan Trump pour la bande de Gaza
Le représentant des Émirats arabes unis aux États-Unis, Yousef al-Otaiba, a admis mercredi qu’Abou Dhabi considère le plan américain pour Gaza comme « difficile », tout en soulignant qu’aucune alternative viable n’a encore été avancée.
Une position pragmatique des Émirats arabes unis
Lors du Sommet mondial des gouvernements à Dubaï, al-Otaiba a insisté sur la volonté des Émirats d’explorer toutes les pistes possibles avec l’administration Trump afin de trouver un terrain d’entente. « Nous sommes agiles et ouverts au dialogue », a-t-il déclaré à Hadley Gamble d’Al Arabiya. Il a également reconnu que, dans toute relation diplomatique, il y a des désaccords et des points de convergence, mais que l’objectif principal reste la recherche de solutions.
Une alternative encore inexistante
À la question de savoir si Abou Dhabi travaille sur un projet alternatif au plan américain de relocalisation des habitants de Gaza, la réponse de l’ambassadeur a été sans équivoque : « Pas encore. » Il a ajouté : « Si quelqu’un en a une, nous sommes ouverts à la discussion et prêts à l’explorer, mais pour l’instant, aucune alternative concrète n’a émergé. »
Le projet de Trump et ses implications
Le président Donald Trump a initialement suggéré que les États-Unis prennent le contrôle de Gaza après la guerre, permettant aux Palestiniens d’y retourner ultérieurement. Toutefois, il est revenu sur cette proposition le 10 février, affirmant sur Fox News que les habitants déplacés ne reviendraient pas dans la bande de Gaza, car ils auraient accès à de « meilleures opportunités de logement » ailleurs.
Selon des informations relayées par la chaîne israélienne Channel 12 News, des pays tels que le Maroc, le Somaliland et le Puntland pourraient être envisagés comme destinations potentielles pour la relocalisation des Gazaouis. Cette idée a reçu le soutien du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et d’une majorité de Juifs israéliens, d’après un sondage récent.
L’implication des acteurs régionaux
Netanyahu a affirmé travailler à la mise en place d’une administration palestinienne à Gaza, composée d’acteurs ne cherchant pas à anéantir Israël. Il a mentionné l’éventuelle contribution des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite et d’autres nations arabes qui auraient un intérêt dans la stabilisation et la pacification de la région.
Si les Émirats arabes unis se montrent disposés à participer à la recherche d’une solution, ils attendent encore une alternative convaincante à la proposition américaine. L’avenir de Gaza reste donc suspendu aux négociations internationales, dans un contexte où les équilibres diplomatiques et stratégiques demeurent fragiles.
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