Éditorial – Alain SAYADA
Directeur de la publication – Israël Actualités Une fois encore, le sang français a coulé.
Cette nuit, l’adjudant-chef Arnaud Frion, du 7e bataillon de chasseurs alpins de Vance, est tombé au combat en Irak, dans le Kurdistan irakien, près d’Erbil. Une attaque attribuée à des milices pro-iraniennes a également fait plusieurs blessés parmi les soldats français déployés sur place dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Derrière ce nom, derrière ce grade, il y a un homme, une famille, des camarades d’armes, et une Nation qui devrait être unie dans le respect et la défense de ceux qui risquent leur vie pour elle.
Car ne nous trompons pas : cette attaque n’est pas un simple fait divers militaire. C’est un acte de guerre mené par des milices soutenues par l’Iran contre des soldats français.
Depuis des années, ces groupes armés agissent dans toute la région, attaquant les forces occidentales, déstabilisant le Moyen-Orient et menaçant directement les intérêts du monde libre.
Et pourtant, combien de temps encore la France restera-t-elle dans une posture d’attente ?
Combien de temps encore allons-nous entendre des condamnations diplomatiques, des communiqués prudents, pendant que nos soldats deviennent des cibles ?
La réalité est simple : le terrorisme et les milices soutenues par le régime iranien ne comprennent qu’un seul langage — celui de la fermeté et de la dissuasion.
Aujourd’hui, une question se pose avec gravité :
la France est-elle prête à assumer pleinement la défense de ses soldats et de ses intérêts stratégiques ?
Alors que les États-Unis et leurs alliés agissent de plus en plus directement contre les réseaux armés pro-iraniens dans la région, la position française reste floue.
Or, lorsqu’un soldat français tombe sous les coups de milices soutenues par un régime hostile, la Nation doit répondre avec clarté.
Non pas par esprit de vengeance, mais par devoir de protection et par responsabilité stratégique.
Car laisser ces attaques sans réponse forte, c’est envoyer un message dangereux : celui que l’on peut frapper la France sans en payer le prix.
Ce matin, nos pensées vont d’abord à la famille de l’adjudant-chef Arnaud Frion, à ses frères d’armes et à tous les soldats français engagés loin de leur pays pour défendre la sécurité internationale.
Mais l’hommage ne suffira pas.
Il faudra aussi du courage politique.
Et ce courage, aujourd’hui, la France ne peut plus se permettre de le repousser.
Alain SAYADA
Directeur de la publication
Israël Actualités
La source de cet article se trouve sur ce site

