Ces derniers jours, Donald Trump a martelé son souhait de « faire l’acquisition » du Groenland. Deux arguments ont été avancés par Donald Trump. D’un côté, empêcher toute implantation de la Russie ou la Chine sur le territoire autonome danois. De l’autre, l’utilité du Groenland dans la sécurité nationale des Etats-Unis, vis-à-vis du projet de bouclier antimissiles américain.
Afin de parvenir à un accord, les dirigeants américains ont reçu leurs homologues danois et groenlandais, mercredi 14 janvier, à la Maison-Blanche. Résultat : refus du Danemark et du Groenland d’être rattachés aux Etats-Unis. Au milieu de tout ce remue-ménage, un accord de défense entre les Etats-Unis et le Danemark, signé en 1951, refait surface. Mais alors, que contient ce texte ?
FAKE OFF
Dès les premières lignes du document, le ton est posé. L’accord, qui concerne « la défense du Groenland », est « conclu en vertu du Traité de l’Atlantique Nord ». Une notion répétée à plusieurs reprises dans le document. Dans l’article 2 notamment, où il est écrit que les Etats-Unis, « en tant que membre du Traité de l’Atlantique Nord » et « sur la base des plans de défense de l’OTAN », peuvent « aider le gouvernement danois » à défendre le Groenland.
L’accord permet ainsi aux Etats-Unis de « construire, installer, entretenir et exploiter des installations » militaires, de « stationner et héberger » du personnel, mais aussi de « contrôler les atterrissages » et « les décollages » des avions, ainsi que les « mouvements » des navires. Le texte rend même possible la construction de « magasins ».
Un accord révisé en 2004
Plusieurs bases militaires américaines, « plus d’une douzaine », selon le Washington Post, vont ainsi être construites. Dont la base aérienne de Thulé, encore active aujourd’hui sous le nom de Pituffik. Dans le contexte de l’époque, la guerre froide, cela permet surtout aux Etats-Unis de sécuriser cette région du monde, proche de la Russie.
A l’été 2004, l’accord initial va être révisé et amendé par l’accord d’Igaliku. La base militaire de Thulé devient « la seule zone de défense » de l’île. Et pour tout changement majeur, le Danemark et le Groenland, devenu autonome en 1979, doivent être consultés par les Etats-Unis. Donald Trump a donc toutes les cartes en mains concernant la sécurité nationale de son pays, via le projet de bouclier antimissiles américain.
Point sur lequel à insister le Parlement danois, lundi 5 janvier 2026, dans un communiqué. « L’accord de défense de 1951 accorde déjà aux États-Unis des droits étendus en matière de défense (accès, installations et opérations), suffisants pour répondre aux besoins de défense des États-Unis » au Groenland.
La source de cet article se trouve sur ce site

