Deux Juifs américains arrêtés en Iran

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Deux Juifs américains arrêtés en Iran

Arrestation en Iran : deux Juifs américains visés pour espionnage présumé

Deux citoyens irano-américains, de confession juive, ont été arrêtés en Iran lors d’une vaste opération de répression déclenchée peu après l’escalade militaire entre l’Iran et Israël en juin dernier. Ces arrestations s’inscrivent dans un contexte de tensions accrues entre Téhéran et Jérusalem, mais aussi de surveillance renforcée des minorités soupçonnées de liens avec l’État hébreu.

Les deux hommes, venus en Iran pour rendre visite à leur famille, font partie des 35 personnes interpellées à Téhéran et à Chiraz. Selon un rapport d’activistes des droits humains relayé récemment, ces arrestations ciblent des individus accusés d’avoir des connexions avec Israël, notamment par le biais de communications électroniques.

L’un des deux Américains a pu regagner les États-Unis après avoir été libéré sous caution. Installé à Los Angeles, il s’était rendu en Iran pour une visite familiale, comme le permet encore l’ambigu statut des binationaux dans le pays. Le second, qui avait quitté l’Iran pour s’établir à New York il y a une trentaine d’années, est toujours en détention.

Le rapport cite une source proche du dossier affirmant que « les deux Américains se sont trouvés au mauvais endroit au mauvais moment ». Cette formule résume la précarité des Juifs iraniens, nombreux à avoir des liens familiaux en Israël et dont les communications sont désormais étroitement surveillées. Des témoins indiquent que les téléphones portables des personnes arrêtées sont systématiquement fouillés par les autorités à la recherche d’appels ou de messages échangés avec des proches vivant en Israël.

Cette surveillance s’est durcie à la suite de l’opération militaire « Rising Lion », durant laquelle Israël a riposté à des attaques en provenance d’Iran. Dans les jours qui ont suivi, de nombreux Juifs d’origine iranienne ont contacté leurs familles installées en Israël pour s’enquérir de leur sécurité. Ces gestes, motivés par des raisons purement personnelles et familiales, pourraient avoir suffi à attirer l’attention des services de sécurité iraniens.

Sur les 35 personnes initialement arrêtées dans cette vague, 11 ont été libérées récemment. Cependant, cinq restent détenues, et des efforts diplomatiques ou humanitaires seraient en cours pour obtenir leur libération. Les autorités iraniennes ne se sont pas exprimées officiellement sur ces cas précis, mais la répression actuelle reflète un climat de méfiance généralisée envers les minorités perçues comme ayant des liens avec l’étranger, notamment Israël ou les États-Unis.

Le contexte politique tendu entre l’Iran et ses rivaux régionaux a placé les Juifs iraniens, pourtant citoyens de longue date du pays, dans une position délicate. Bien qu’une petite communauté juive continue de vivre en Iran, et qu’elle soit officiellement reconnue par le régime, elle fait face à une surveillance étroite et à des restrictions importantes. La possession d’un passeport étranger, en particulier américain, ne fait qu’ajouter à cette suspicion.

Un responsable communautaire iranien basé à Los Angeles a récemment révélé que l’inquiétude croît au sein de la diaspora. Selon lui, « les autorités traquent tout contact avec Israël, même lorsqu’il s’agit simplement de nouvelles de membres de la famille ». Cette méfiance s’est accentuée depuis le conflit armé de juin, où le régime iranien a durci son discours intérieur en accusant des « agents » d’être actifs sur son territoire.

L’affaire soulève aussi la question du statut des binationaux en Iran, où la nationalité iranienne prévaut légalement sur toute autre. Cela signifie que les citoyens irano-américains ne peuvent pas bénéficier de la protection consulaire américaine lorsqu’ils sont sur le sol iranien. Ce vide juridique les expose à des arrestations et détentions prolongées, souvent dans des conditions opaques.

Ce dossier pourrait raviver les tensions diplomatiques entre Washington et Téhéran, déjà mises à l’épreuve par d’autres cas similaires dans le passé. Si le silence officiel prévaut pour l’instant, des organisations de défense des droits de l’homme appellent à une pression internationale pour obtenir la libération des détenus restants. En parallèle, les familles concernées, aux États-Unis comme en Israël, espèrent une résolution rapide et sans conditions.

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