Certaines entreprises françaises sont directement affectées par le conflit au Moyen-Orient. Comme Elydan en Isère, celles qui utilisent le plastique sont vulnérables.
La guerre au Moyen-Orient retentit jusqu’en Isère. A Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, l’entreprise Elydan, qui fabrique des tubes et des canalisations en plastique, est par exemple touchée puisqu’elle utilise du polyéthylène notamment fabriqué en Arabie saoudite.
Issu de la pétrochimie, ce matériau repose sur les énergies fossiles, directement affectées par la fermeture du détroit d’Ormuz.
Auprès de CNEWS le directeur du groupe Elydan, Marc-Antoine Blin, déplore une hausse du coût du fret maritime. «On a également des prix à la pompe qui ont augmenté assez brutalement et qui se répercutent d’une manière générale sur les prix du transport.»
Une hausse des prix de 15%
L’entreprise s’attend à une hausse des matières premières dans une fourchette comprise entre 10 et 30%. En conséquence, elle a annoncé une répercussion dans ses prix de vente de l’ordre de 15%.
«Sur certains produits, la matière première représente 60 à 70% du coût de revient, détaille Marc-Antoine Blin. C’est tout simplement impossible de faire l’impasse ou d’absorber une telle hausse. Si je décidais de l’absorber, mes marges deviendraient négatives et je mettrais en jeu la survie de mon entreprise.»
La principale crainte d’Elydan est que la crise perdure. «A moyen terme, cela pourrait nous atteindre sur nos chaînes d’approvisionnement de matière première. Ce n’est pas le cas aujourd’hui mais cela nous demande d’être extrêmement vigilant», explique le directeur du groupe.
Le secteur de la plasturgie avait déjà été fortement impacté par la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine. Depuis cette période, les industries ont développé la réutilisation de matériaux recyclés afin d’être moins dépendantes des matières fossiles.
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