Déclarations chocs et panique : comment Trump démantèle l’Iran de l’intérieur sans tirer un seul coup de feu

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Alors que le monde tente de comprendre ce qui se cache derrière le « repli » apparent, l’hypothèse émerge qu’il s’agit d’un tout autre jeu. Les déclarations ne touchent pas seulement l’élite : les fonctionnaires de rang inférieur entendent le même message. S’ils commencent à croire que certains de leurs dirigeants cherchent discrètement une issue, ils sombreront dans le désespoir et seront plus enclins à la défection. Tous les détails.

Kol réga’ – Yanki Farber 

Qu’elle soit réelle ou non, la déclaration du président Donald Trump hier soir, selon laquelle l’Iran aurait sollicité des pourparlers, produit déjà ses effets : elle attise la méfiance envers la direction de Téhéran tout en apaisant les tensions sur les marchés mondiaux du pétrole, malgré les démentis catégoriques des responsables iraniens.

Mehdi Parpanchi, rédacteur en chef de la chaîne d’opposition Iran International, explique ce phénomène dans une analyse fascinante.

Lundi, le président Trump a affirmé que l’Iran avait contacté Washington pour négocier après que les États-Unis ont menacé de frapper les infrastructures énergétiques iraniennes. Il a déclaré : « Ils ont appelé, je n’ai pas appelé. Ils veulent conclure un accord, et nous sommes très disposés à le faire. » Trump a prétendu avoir parlé à une « personne de haut rang » en Iran, précisant qu’il ne s’agissait pas du nouveau Guide suprême, ajoutant : « Nous ne savons même pas s’il est en vie ».

Parallèlement, Trump a annoncé que l’attaque menée contre les grandes centrales électriques iraniennes était suspendue pour cinq jours. Les prix du pétrole ont chuté après ses propos, tandis que le ministère iranien des Affaires étrangères niait toute discussion.

L’ambiguïté comme arme psychologique

L’importance des paroles de Trump ne réside pas seulement dans l’information elle-même, mais dans son objectif. Trump tente d’accomplir deux choses simultanément :

  1. Semer le doute au sommet : En affirmant avoir parlé à une figure iranienne de très haut rang sans la nommer, il sème le soupçon au sein de ce qu’il reste de la direction. Dans les conditions actuelles, où les dirigeants vivent cachés et où les communications sont limitées par peur des interceptions et des éliminations, chaque haut responsable se demande désormais : « Qui parle avec Washington ? Qui cherche une issue ? Que me cache-t-on ? ».

  2. Provoquer des défections à la base : Le message atteint aussi les échelons inférieurs. Si les officiers et fonctionnaires croient que leurs chefs cherchent à s’enfuir, ils deviendront plus incertains, désespérés et ouverts à la défection. Dans le même temps, les éléments extrémistes pourraient se retourner violemment contre ceux qu’ils jugent « mous », cherchant le « traître » au sein du système.

Certains rapports ont désigné Mohammad Baqer Qalibaf (président du Parlement) comme l’interlocuteur potentiel. Bien que ce dernier ait démenti, qualifiant cela de « tentative d’influence sur les marchés financiers », dans une atmosphère de peur, le démenti ne fait que soulever de nouvelles questions : « Et si Qalibaf mentait ? Et si c’était quelqu’un d’autre ? ».

Un message aux marchés mondiaux

Deuxièmement, Trump envoie un signal aux marchés. En évoquant un accord possible et en suspendant les frappes, il indique que le conflit n’entrera pas immédiatement dans une phase plus dangereuse. L’effet a été instantané : les prix du pétrole ont baissé. Cela a également offert à Trump une porte de sortie honorable pour différer l’attaque tout en conservant l’initiative.

La question de l’autorité

Au-delà du processus diplomatique, une question plus profonde demeure : même si quelqu’un au sein du système iranien est impliqué dans de vrais contacts, peut-il réellement obtenir des résultats ? Les commandants des Gardiens de la Révolution écouteront-ils ? Les hommes derrière les lance-missiles accepteront-ils les ordres d’une figure politique cherchant une issue, ou verront-ils en celui qui parle à Washington un traître méritant la mort ?

C’est là que réside la véritable incertitude. Le problème n’est pas seulement de savoir s’il existe un canal de communication, mais de savoir si quelqu’un, côté iranien, a encore l’autorité nécessaire pour rendre ce canal opérationnel.

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