Les pays du Golfe envisagent un oléoduc israélien contournant le détroit d’Ormuz.
Les États arabes du Golfe considèrent le port israélien de Haïfa comme une voie alternative pour le transport d’énergie, alors que l’Iran poursuit la fermeture du détroit d’Ormuz.
Selon le Financial Times , les États arabes du Golfe envisagent un plan visant à ouvrir une voie alternative pour les exportations de pétrole, qui pourrait s’appuyer sur un port israélien stratégiquement important en mer Méditerranée.
Les plans, longtemps retardés, visant à créer une alternative au détroit d’Ormuz, qui, avant la guerre actuelle avec l’Iran, servait à l’exportation d’environ un quart de l’approvisionnement mondial en pétrole, prévoient la construction d’oléoducs, de liaisons ferroviaires et de corridors routiers afin de réduire la dépendance mondiale à l’égard de ce point de passage stratégique du golfe Persique.
Bien que plusieurs options soient envisagées pour acheminer le pétrole du golfe Persique à la Méditerranée par voie terrestre, les États-Unis soutiennent depuis des années un plan visant à créer un vaste « corridor économique » reliant l’Inde à l’Europe occidentale, en passant par l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Jordanie et Israël.
Le tracé prévu, baptisé Corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe (IMEC), utiliserait le port israélien de Haïfa pour acheminer les cargaisons d’énergie vers l’Europe et l’hémisphère occidental.
D’autres versions du plan se concentrent sur une approche plus large qui va au-delà d’un seul pipeline : des responsables et des acteurs du secteur envisageraient un réseau intégré de pipelines, de voies ferrées et de routes qui pourrait offrir aux exportateurs du Golfe un pont terrestre vers les ports occidentaux et réduire l’influence de l’Iran sur le trafic maritime en provenance du Golfe.
L’itinéraire proposé entre le golfe Persique et Haïfa n’est pas le seul à l’étude.
L’Arabie saoudite possède déjà un pipeline reliant le golfe Persique à la mer Rouge, de Jubail à Yanbu, sur une longueur de 1 200 kilomètres (750 miles).
L’oléoduc Kirkouk-Ceyhan relie déjà le nord de l’Irak à la Méditerranée via le port de Ceyhan en Turquie.
Aucune de ces routes ne pourrait cependant remplacer entièrement le détroit d’Ormuz comme point de sortie du pétrole exporté.
Mais tout corridor passant par Haïfa nécessiterait probablement l’adhésion de l’Arabie saoudite, une coopération régionale soutenue en matière de sécurité et obligerait les gouvernements arabes à trouver un équilibre entre les besoins commerciaux immédiats et les sensibilités nationales et régionales concernant les liens d’infrastructures ouverts impliquant Israël.
JForum.fr avec World Israel News
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