Il y a quelques jours, Marine Le Pen a été condamnée à l’inéligibilité par trois juges. Ainsi, trois juges – de droit divin – disent aux 49 339 714 électeurs français : « Vous ne pourrez pas intégrer dans votre choix démocratique la candidate Marine Le Pen. Nous avons décidé cela à votre place. » C’est ce que l’on appelle la démocratie ? À savoir que la voix du peuple est soumise à l’autorisation de trois juges qui ne font même pas partie du Conseil constitutionnel !
On connaît la réponse : « C’est la loi »… « Dura lex, sed lex » (« La loi est dure, mais c’est la loi »), comme l’adage de Cicéron. Quand la loi est d’origine divine, soit on croit en Dieu on applique sa loi , soit on n’y croit pas alors on s’en fiche. Mais ici, ce sont des hommes qui se croient investis d’un droit divin. Remarquez que critiquer la justice est interdit, car ce serait remettre en cause le fondement même de la démocratie.
Ah bon ! Mais qu’est-ce que la démocratie ?
Démocratie : forme de gouvernement dans laquelle la souveraineté appartient au peuple.
Donc, en France, au-dessus du peuple, il y a les juges. Intouchables, illégitimes par définition, puisque le peuple ne les choisit pas pour dirigeants suprêmes qui sont au-dessus des lois.
Article Premier de la Constitution :
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.
Ainsi, la loi sur l’inéligibilité serait, de facto, anticonstitutionnelle !
Pourquoi donc cette loi est-elle passée dans les deux chambres et au Conseil constitutionnel ?
Si l’on y prête attention, lorsque les médias mettent en avant un fait divers avec un agresseur et une victime, la première réaction est de chercher comment punir l’agresseur. Tout le monde s’engage dans une surenchère. Mais personne ne parle de la réparation du préjudice subi par la victime. L’essentiel devient la punition, et chacun laisse libre cours à ses instincts les plus sadiques, autrefois limités par l’abandon de la peine de mort. Quant à la réparation du préjudice, tout le monde s’en fiche.
Ce mécanisme a conduit, après l’affaire Jérôme Cahuzac, à une surenchère absurde jusqu’à voter une loi anticonstitutionnelle qui confère aux juges des pouvoirs appartenant au peuple.
« Oui, mais c’est la loi ! » diront les perroquets.
Durant l’Occupation allemande, le régime de Vichy a édicté plusieurs lois sur le statut des Juifs, les reléguant à une catégorie à part de la population. Le statut des Juifs d’octobre 1940 et celui de juin 1941 ont interdit aux Juifs français l’accès à certaines professions et prévu leur internement. Les tribunaux français de l’époque ont appliqué ces lois et prononcé des condamnations, y compris à mort.
le premier statut des Juifs du 3 octobre 1940, interdit aux Juifs français d’exercer un certain nombre de professions (fonctionnaire, enseignant, journaliste, dirigeant de certaines entreprises, etc.), tandis que la loi du 4 octobre 1940 sur « les ressortissants étrangers de race juive » prévoit d’enfermer les étrangers juifs dans des camps d’internement au sud du pays, où ils seront rejoints par des convois de Juifs déportés par les Allemands.
Les parquets français avaient en effet obligation de remettre aux tribunaux militaires allemands les dénonciations, procès-verbaux et procédures concernant les crimes ou délits commis contre les membres et les installations de l’armée d’occupation.
Les juges à cette époque ont appliqué ces lois, en pratiquant des condamnations, compris des condamnations à mort. Dans un contexte jugé paisible et inoffensif par la plupart des observateurs allemands, 162 peines de mort seront prononcées par les tribunaux du MBF contre des civils résidant en France entre le mois de juin 1940 et la fin du mois de juillet 1941, dont 42 exécutées.
« Dura lex, sed lex »…
Qu’est-ce que la loi en France ?
C’est un corpus de textes que des parlementaires comme Mesdames Mathilde Panot, Danièle Obono, Sophia Chikirou, Ersilia Soudais, ou Messieurs Louis Boyard, Jean-Luc Mélenchon, Adrien Quatennens, Aymeric Caron, David Guiraud, Manuel Bompard, Sébastien Delogu, Thomas Portes, rédigent et modifient sans cesse. La qualité des textes est souvent discutable, et ce que les uns ont fait, d’autres le défont. Pourtant, on exige que la Loi avec un grand « L » soit incontestable à l’instar des juges qui n’ont aucune légitimité populaire.
Comment Macron manipule les Français avec l’affaire Le Pen
L’affaire de l’inéligibilité est perverse. Sans cette arme, le RN aurait été condamné à des amendes ou à des peines de prison avec sursis. Marine Le Pen aurait ainsi pu se présenter à la présidentielle de 2027.
Voici la perversion – suivez le raisonnement :
Si Marine Le Pen n’a pas d’obstacle pour 2027 :
- Elle peut voter une censure et faire tomber François Bayrou.
- En s’alliant avec LFI, elle empêche tout nouveau gouvernement Macron.
- Le seul élément pouvant débloquer la situation est la démission de Macron et une élection présidentielle anticipée.
- Macron, en 2025, remettrait ainsi les clés à Madame Le Pen.
Mais avec l’inéligibilité, Marine Le Pen doit attendre l’été 2026 pour espérer se présenter. Or, d’ici là, Macron aura les moyens de la rendre inéligible une fois de plus. Il la tiendra ainsi en laisse.
En neutralisant Marine Le Pen, certains verront une opportunité de faire tomber Macron pour une présidentielle sans elle en face.
Macron sera trahi par son camp.
Cela tombe bien : Édouard Philippe et même Gabriel Attal nourrissent une haine sourde envers Macron. La France risque alors de voir apparaître des clones de Macron qui le détestent, et le pays continuera sa chute.
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