Des photos satellitaires de la bande de Gaza permettent de comprendre comment Israël annexe jour après jour, hectare après hectare, le minuscule (365 km2) territoire martyr où sont entassés les quelque 2 millions de Palestiniens promis à l’expulsion ou à la mort par les génocidaires.
Le laboratoire Forensic Architecture (FA), qui documente la colonisation de la Palestine par Israël, a exploité des photographies satellitaires de la bande, prises entre décembre 2025 et le 17 janvier 2026.
Ces photos montrent l’apparition de plusieurs levées de terres par l’armée israélienne, autrement plus significatives que les 38 blocs de béton de couleur jaune jusqu’à présent installés par l’occupant.
Voici la situation, en décembre, au niveau de Beit Lahya : la ligne jaune qui coupe en deux la bande de Gaza, est une ligne non matérialisée figurant sur les cartes militaires israéliennes, l’armée se trouvant à droite de la ligne où elle occupe 53% de la totalité de ce territoire palestinien. On sait déjà qu’Israël y détruit systématiquement ce qui ne l’a pas encore été et tire à vue sur tous les Palestiniens ayant le malheur de s’en approcher involontairement.
La ligne rouge, au contraire, établie par FA à partir des photos satellitaires, montre les levées de terre réelles (en anglais « berms », en français « bermes ») qui grignotent un peu plus encore de terrain.

Cette deuxième carte a été réalisée à partir de photos du 17 janvier 2026, au niveau de Jabalya (légèrement plus au sud) : elle montre des travaux en cours. En jaune, toujours la ligne virtuelle, en jaune, les blocs de béton réels, et en rouge les levées de terre déjà effectuées. La ligne jaune en pointillés est destinée à être au fur et à mesure remplacée par un tracé tout en rouge. L’Hôpital Indonésien, figurant également sur cette carte -à l’intérieur de la ligne jaune- a été mis hors service par l’armée d’occupation, tout comme les deux autres établissements hospitaliers du gouvernorat de Gaza-Nord.


Autrement dit, au-delà du cirque offert par Trump et ses complices cette semaine à Davos, une perspective encore plus sinistre menace clairement : s’il devait y avoir la « Riviera » de plages et night-clubs promise par ces forbans (après expulsion et/ou génocide parachevé des Palestiniens), ce serait pour Israël, et même pas pour le clown de la Maison-Blanche.
En attendant, ici en France, on continue les mobilisations contre tout ce aide les réalisations des criminels, à commencer par la liberticide proposition de loi Yadan.

CAPJPO-Europalestine
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