Tempête à la Knesset autour d’un appel d’offres de la municipalité de Herzliya incluant une exigence d’exploitation les samedis et jours fériés : « On ne peut pas forcer l’ensemble du public à profaner le Chabbath. »
Emess – Shimon Katz
Un nouvel appel d’offres municipal pour l’installation de « food trucks » (camions-restaurants) dans l’espace public à Herzliya a déclenché un vif débat à la Knesset. En cause : une clause stipulant que certains points de vente devront obligatoirement fonctionner sept jours sur sept, y compris les samedis (Chabbath) et les jours de fêtes juives.
La question a été portée devant la Commission spéciale des plaintes du public, où des arguments ont été soulevés concernant une atteinte au principe d’égalité et la création d’un précédent qui pourrait s’étendre à d’autres villes.
Un enjeu national
Le président de la commission, le député Osher Shkalim, a précisé que la discussion ne concernait pas uniquement Herzliya, mais la portée plus large de l’imposition de conditions contraignantes dans les marchés publics municipaux. Selon lui, il s’agit d’un test qui pourrait influencer la politique d’autres autorités locales. Shkalim a mentionné s’être entretenu avec le maire dans l’espoir de trouver une solution.
Des critiques virulentes
Une critique acerbe a été exprimée par le ministre et député Yitzhak Goldknopf, qui a mis en garde contre la création d’un tel précédent : « L’État d’Israël possède des valeurs fondamentales issues des Dix Commandements, parmi lesquelles l’observation du Chabbath. On ne peut pas forcer l’ensemble des citoyens israéliens à profaner le Chabbath. Parler du Chabbath, c’est parler d’une valeur. Nos ancêtres ont tout sacrifié pour préserver la sainteté du Chabbath. L’appel d’offres de la municipalité de Herzliya pourrait ouvrir une boîte de Pandore dans tout le pays. Il s’agit d’une nouvelle brèche, inédite jusqu’à présent, concernant l’exploitation de commerces le samedi via un appel d’offres municipal en Israël. »
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