AUTOUR DE LA TABLE DE CHABBAT n° 530 Vayakel-Pekoudé
Ces paroles seront lues le-‘ilouï nechama de mon grand-père Avraham Natté ben Mendel (Georges Gold) tihié nichmato tseroura bitsror ha’haïm – Yahrzeit 24 Adar – vendredi 13 Mars.
C’est le moment de prendre les choses au sérieux !
Avant de commencer notre développement, la rédaction en chef de votre feuillet préféré se joint aux millions/milliards de personnes dans le monde qui suivent de très-très près ce qui se passe en Terre Sainte et dans ses alentours et leur conclusion est unanime (tout du moins d’une partie) : de glorifier, louer et sanctifier le Saint béni soit Il pour toute la multitude de prodiges qu’Il a octroyés à son peuple à Tsion depuis ce Chabbath Tetsavé (28 février) : Hachem nous a offert sa protection et a suscité une réussite des opérations tenant de l’ordre du miracle. Les choses ne sont pas si évidentes puisqu’à l’heure où je vous écris le peuple juif supporte des pertes, seulement Hachem protège les siens en toute circonstance et envers et contre tous !
Et puisqu’il s’agit de prodiges, l’Auteur des faits (D’) attend certainement de Son peuple qu’il ouvre son oreille à plus de pratique et à l’étude de la Tora. Par exemple si dans un passé lointain certains de mes lecteurs n’étaient pas très regardant quant à la pratique du Chabbath, c’est le moment de prendre les choses au sérieux par exemple de ne plus allumer de lumières ou de vérifier que l’ampoule de la porte de son réfrigérateur soit bloquée ou encore les lois du tri à Chabbath (lorsqu’il y a un mélange ne pas retirer les objets/aliments dont on ne veut pas). Pour les plus avancés, il faudra rajouter un cours de Tora et mettre un super-filtre à son Smartphone afin qu’il cesse d’être un tout à l’égout. Par ailleurs les Rabanim chelita ont mis en garde le public à utiliser le chat GPT : vous savez ce nouveau service gratuit qui nous rend plus niais encore que le jour de notre naissance….
La parachath Vayakel traite des offrandes du Michkan. Nous le savons, Hachem a voulu que perdure le dévoilement divin du mont Sinaï dans le campement d’Israël. Pour cela Il a demandé à Moché Rabbénou de construire le Michkan/le sanctuaire : la maison de Hachem. (Ndlr : C’est certainement une des raisons pour lesquelles nos tumultueux voisins nous en veulent tant. Ces iconoclastes font ce (savant) calcul : de deux choses l’une, soit nous avons raison soit c’est le peuple du Livre (qui a raison). Or comme ils sont des croyants à leur manière ils sont prêts à tuer pour affermir leur dogme. Seulement Hachem n’a jamais dit de tuer les personnes qui pensent différemment de soi et, d’autre part, vous savez certainement qui a raison dans ce débat théologique, n’est-ce pas ? Cqfd).
Dans la paracha Terouma il est écrit « Et vous prendrez des prélèvements ». Les commentateurs demandent pourquoi le passouk/verset dit « prendre », car il aurait été plus approprié d’écrire « donner-offrir » des prélèvements ? La réponse qui est apporté c’est que Hachem est le Créateur du monde avec tout ce qu’il renferme. Donc l’or et l’argent Lui appartiennent. Finalement un homme ne donne pas à Hachem mais prend de Lui. Si c’est ainsi, Maitre Capelot, alors qu’est-ce que véritablement nous lui offrons ? C’est notre cœur ! Le cœur d’un homme n’est pas monnayable, c’est un sentiment, une appartenance avec quelqu’un, une chose qui ne s’achète pas. Donc lorsque le Clall Israël offrait son argent à la construction du Michkan, il offrait son cœur à Hachem.
A ce sujet, le verset dit dans notre paracha (ch 35,22) « tout celui qui offre de son cœur », la Guemara (voir Kidouchin 41b) apprend de ce passage une chose très intéressante dans le domaine des saintetés -Korbanoth-, c’est qu’un homme possède des grands pouvoirs… Et comme « Autour de la Table » ne veut pas faire dans le mystère nous allons nous expliquer. Dans le domaine des vœux, un homme peut s’obliger à faire quelques choses ou s’abstenir par sa parole. Par exemple un invétéré du verre de whisky/Vodka à chaque repas –Lo ‘Alénou– peut émettre une parole du genre : Je fais le vœu que si je bois un verre durant la semaine je m’interdis de manger pendant 30 jours toutes sortes de fruits… En conséquence si notre quidam craque devant un verre de scotch, il lui serait défendu de manger pommes, poires et oranges, etc., durant la dite période. Et s’il craque une deuxième fois après avoir bu son verre et vient à manger un fruit même un seul grain de raisin il transgressera l’interdit de la Tora ‘Lo ya’hel devaro »/ne transgresse pas ta parole (‘hayav malkout… pour les connaisseurs). Mais s’il avait uniquement émis la pensée de faire le vœu, il n’a rien transgressé, car la pensée n’a pas d’impact. Cependant pour certains vœux -nidré hekdech- la simple pensée est considérée comme s’il avait parlé. Par exemple dans le domaine des sacrifices, avant d’amener sa bête au Temple il fallait la sacraliser lui donner son statut définitif (Chelamim, ‘Ola, ‘Hattat). Nous apprenons de notre paracha qu’un homme peut faire tomber une sainteté sur l’animal uniquement par la pensée !
Aujourd’hui nous n’avons plus de sacrifices mais il existe un domaine qui reste en vigueur celui de la Tsedaka. Le Choul’han ‘Aroukh (Yoré Déa’ 258.13 dans le Rama) rapporte un avis que la Tsedaka oblige une personne même par la pensée comme les sacrifices. Donc s’il arrive à la synagogue un pauvre qui nous demande de l’aide et que j’ai l’intention de lui donner la pièce, d’après cet avis, nous sommes obligés de lui donner sans avoir émis une parole. La question se posera lorsque le pauvre s’éclipse de notre champ de vision : est-ce que nous devons courir après lui pour lui donner la pièce ? La réponse donnée par les Poskim c’est qu’une simple pensée du genre : « Je veux donner quelque chose à cet homme qui est dans le besoin » n’est pas suffisant pour transformer sa pensée en vœux. Il faut avoir une pensée très précise genre : « Je veux lui donner telle somme d’argent que j’ai dans ma poche.. » à ce moment cela peut rentrer dans le domaine d’un vœu (voir Séfer Kol Nidré ch 61 sq 12).
Le Sipour
A propos du danger des nouvelles technologies.
Cette fois on vient vous faire partager une réflexion qui a été soulevée lors de l’assemblée des rabanim dans notre belle ville Elad. On sait tous que la famille juive est basée sur l’harmonie familiale ou sa recherche et aussi l’éducation juive. Combien de parents font tout pour que leur progéniture reste fidèle aux lois de la sainte Tora. Combien de prières et de larmes versent les valeureuses mères juives pour voir grandir leurs enfants dans la Tora ! Un des Rabanim (Léderman שליטא posa la ‘Bomba kouchia’: alors pourquoi nos enfants, qui ont accès à internet ‘grâce’ à l’IPhone de papa ou maman, vont-ils passer leur temps sur les mêmes sites internet que le petit A’hmed d’Alger ou Juan de Porto-Rico ? N’est-ce pas niveler la montagne sainte sur laquelle on fait gravir notre fils avec difficulté et le rabaisser sur le même pied que le reste de l’humanité ? On vous laissera cogiter la question durant ce Chabbath, après la Tafina. Il y a près d’un an un rav d’Israël, le rav Zaïdé, a organisé un Chabbath dans la vieille ville de Jérusalem pour 26 jeunes femmes non-mariées. Le point commun de toutes ces jeunes filles c’est qu’elles travaillaient et ne trouvaient pas de Chidoukh. Avant de faire son mini-séminaire, l’organisateur est parti prendre conseil auprès de rabbi David Abouh’atseira שליטא de Naharia (petit fils du saint Baba Salé זיע). Juste avant la Havdala le rav Zaïde prit son courage à deux mains et dit aux jeunes filles : ’Voilà j’ai été voir un grand de la Tora qui a béni toutes les participantes et a dit que celles qui jetteraient leur smartphone et les gadgets similaires verront leurs Chidoukh dans les mois à venir’. Comme la sainteté du Chabbath planait encore, la plupart des jeunes filles jetèrent de suite leur smartphone, sauf deux qui restèrent sur leur position. Après la Havdala et juste avant de monter dans leur bus pour le retour à la maison, les deux dernières filles, finalement jetèrent leur ‘Tembelfone’. Vous devinez la suite, dans les deux mois toutes les filles se fiancèrent et deux semaines après tout le monde les deux dernières cassèrent l’assiette des fiançailles: MAZEL TOV ! Ce conseil, on vous le donne aussi pour activer les Chidoukhim !
Chabbat Chalom et à la semaine prochaine, si D’ le veut !
David Gold
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Une berakha à tous les Bahouré Yechiva qui rentrent chez eux pour le Bein Hazmanim de Pessa’h, afin qu’ils reprennent des forces et de l’engouement à l’étude de la sainte Tora.
Une refoua cheléma à ‘Haim ben ‘Haïa Frieda parmi les malades du Clall Israël.
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