Des bombardiers furtifs en route vers des bases britanniques suite aux pressions de Trump
Des bombardiers américains devraient atterrir en Grande-Bretagne dans les prochains jours, après que Trump ait critiqué Starmer pour avoir retardé l’autorisation d’utiliser la base. Londres approuve à présent une action « uniquement défensive » contre les sites de missiles en Iran. Les tensions entre les dirigeants s’intensifient au sujet de la guerre.
Des bombardiers stratégiques furtifs B-2 de l’US Air Force devraient atterrir sur des bases militaires britanniques dans les prochains jours (mercredi 4 mars 2026). Cette décision intervient après plusieurs semaines de fortes tensions diplomatiques entre le président américain Donald Trump et le Premier ministre britannique Keir Starmer concernant l’utilisation des infrastructures militaires britanniques dans le cadre de la campagne militaire contre l’Iran.
Selon des informations parues dans de grands médias, dont Fox News et le Times de Londres, des sources sécuritaires occidentales ont confirmé que la base de la Royal Air Force de Fairford, dans le Gloucestershire, et la base stratégique de l’île de Diego Garcia, dans l’océan Indien, font l’objet de préparatifs intensifs pour accueillir les bombardiers. L’arrivée de ces appareils, dont le coût unitaire est estimé à environ 2 milliards de dollars, représente un renforcement significatif de la capacité opérationnelle américaine à frapper des cibles fortifiées en territoire iranien.
Un affrontement direct s’installe entre Washington et Londres.
La décision de déployer ces bombardiers a été prise après que M. Starmer a été contraint de revoir sa position initiale, qui refusait que les Américains utilisent ces bases pour des frappes offensives. Trump a exprimé publiquement son mécontentement, se disant « très déçu » par la conduite de Starmer. Il a souligné que le retard britannique avait trop duré et avait nui à la coordination opérationnelle entre les alliés.
Ce changement de position est intervenu après des attaques iraniennes contre des installations britanniques dans la région, notamment une frappe de drone contre la base de la Royal Air Force à Akrotiri, à Chypre (lundi 2 mars 2026). En réponse, Starmer a annoncé que la Grande-Bretagne autoriserait les Américains à utiliser ses bases pour des missions à vocation clairement défensive, visant à détruire les lanceurs et silos de missiles situés en territoire iranien et constituant une menace directe pour les forces de la coalition.
L’utilisation des bases britanniques est cruciale pour l’US Air Force en raison des vastes distances et de la nécessité de mener des frappes continues contre des infrastructures militaires complexes.
Base de Diego Garcia : Permet aux bombardiers B-2 d’atteindre l’Iran par une voie directe depuis l’océan Indien, en utilisant une longue piste adaptée aux avions lourds transportant des bombes anti-bunker.
Base de Fairford : Elle sert de principal point de lancement en Europe pour les bombardiers stratégiques, permettant une réduction significative des temps de vol par rapport aux décollages depuis des bases situées aux États-Unis.
Armes pénétrant les bunkers : Les bombardiers furtifs sont capables de transporter des bombes GBU-57, conçues pour détruire les installations nucléaires et les sites de commandement et de contrôle situés profondément sous terre et à l’intérieur de montagnes fortifiées.
Protection des alliés : Cette mesure vise à dissuader Téhéran de continuer à tirer des roquettes sur les États du Golfe et sur Israël, dans le cadre de la vaste opération américaine visant à modifier l’équilibre stratégique dans la région.
La confrontation au sujet des bases a mis en lumière les failles de la « relation spéciale » entre les deux pays. Trump s’en est même pris à l’accord de souveraineté sur les îles Chagos, promu par Starmer, le qualifiant d’erreur historique mettant en péril les intérêts de sécurité de l’Occident. Malgré cela, Starmer a insisté devant le Parlement sur la poursuite de la coopération en matière de renseignement et d’opérations, et sur le fait que des avions américains opéraient déjà, en partie depuis le territoire britannique, dans le cadre de l’effort conjoint pour le maintien de la sécurité régionale.
L’arrivée des bombardiers devrait accroître la pression sur les dirigeants de Téhéran, tandis que Washington a clairement indiqué qu’il n’hésiterait pas à utiliser tous les moyens à sa disposition pour neutraliser la menace balistique iranienne. La poursuite des combats et le déploiement prévu montrent que la campagne militaire est entrée dans une phase d’élargissement des cibles et de renforcement du blocus aérien de l’Iran.
JForum.Fr & Fox News
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