Caméras piratées et réseaux mobiles brouillés : les secrets du renseignement derrière l’élimination de Khamenei

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Israël a mené une opération de renseignement s’étalant sur plusieurs années avant de passer à l’acte pour éliminer le Guide suprême de l’Iran, selon un rapport détaillé du Financial Times. Presque toutes les caméras de sécurité de Téhéran ont été piratées, tandis qu’une source humaine de la CIA confirmait la tenue de la réunion fatidique.

Ma’ariv – Tomer Almagor 

Une surveillance totale et technologique

L’opération de renseignement derrière l’élimination d’Ali Khamenei a nécessité des années de préparation. Selon l’enquête du journal britannique, qui s’appuie sur des sources israéliennes et américaines, les services secrets ont utilisé :

  • Le piratage des caméras urbaines : Presque toutes les caméras de circulation de Téhéran ont été infiltrées. Les images étaient cryptées et transmises en temps réel vers des serveurs à Tel-Aviv et dans le sud d’Israël.

  • Des algorithmes complexes : En analysant les adresses, les horaires de garde et les itinéraires des gardes du corps et des chauffeurs, Israël a pu reconstituer la « routine de vie » précise des dirigeants iraniens.

« Nous connaissions Téhéran aussi bien que nous connaissons Jérusalem », a confié une source du renseignement israélien au Financial Times.

Le rôle crucial du facteur humain et du cyber

Si la technologie a joué un rôle majeur, le renseignement humain a été le « dernier maillon » de la chaîne :

  1. La confirmation de la CIA : Une source humaine infiltrée, proche du cercle de Khamenei, a confirmé que la réunion se déroulerait comme prévu samedi matin.

  2. L’infiltration mobile : Israël a pénétré les réseaux cellulaires iraniens, permettant de suivre les déplacements de la direction iranienne à la trace.

Le brouillage final : empêcher toute alerte

Pour s’assurer que le cercle de sécurité de Khamenei ne puisse pas recevoir d’alerte de dernière minute, Israël a procédé à un brouillage ciblé des antennes relais à proximité du lieu de rendez-vous. Lors des tentatives d’appel, les téléphones affichaient un signal « occupé », isolant totalement les cibles.

Cette précision chirurgicale a permis aux pilotes de l’armée de l’air de larguer jusqu’à 30 munitions de précision sur le bâtiment, ne laissant aucune chance de survie au Guide suprême.

Une course contre la montre

L’évaluation en Israël était qu’une fois la guerre officiellement déclarée, il deviendrait beaucoup plus difficile d’atteindre les hauts dirigeants. Les protocoles d’évacuation iraniens prévoyaient en effet un repli immédiat vers des bunkers souterrains ultra-profonds, conçus pour résister aux bombes israéliennes.

L’ensemble de ce puzzle de renseignement a été assemblé par l’unité 8200 (cyber-renseignement) et des agents de terrain du Mossad.

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