Cacherouth des produits importés : mise en garde du Rabbinat

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Le Grand Rabbinat d’Israël lance une alerte sur des produits importés

Les autorités religieuses israéliennes ont récemment publié une mise en garde inhabituelle concernant plusieurs produits alimentaires importés et vendus sur le marché local. Le Grand Rabbinat d’Israël évoque des irrégularités sérieuses en matière de certification et d’étiquetage, susceptibles d’induire en erreur les consommateurs attachés au respect strict des règles de cacherouth.

Parmi les cas signalés figure un lait longue conservation entier fabriqué en Belgique et commercialisé en Israël avec la mention « ‘Halav Israël » sous supervision Badatz Beth Yossef. Or, selon le Rabbinat, aucune autorisation officielle n’avait été délivrée pour apposer une telle certification. Le terme « ‘Halav Israël » désigne un lait dont la production est supervisée par un Juif observant, garantissant qu’aucun lait non casher n’y est mélangé. Cette exigence est particulièrement importante pour certains courants religieux. Face à l’absence d’agrément, les autorités ont ordonné le retrait immédiat du produit des rayons et son renvoi à l’importateur.

Un second dossier concerne du foie de morue fumé importé d’Islande. Le produit portait une mention de cacherouth sous supervision privée, alors même que le département d’importation du Rabbinat avait explicitement refusé de l’approuver. Les responsables ont justifié cette décision par le manque d’informations détaillées sur le traitement des parasites, un point sensible dans la loi juive alimentaire, ainsi que par l’absence de garanties relatives au respect du bichoul Israël. Cette règle impose, pour certains aliments cuits, une participation juive au processus de cuisson.

Enfin, une anomalie d’étiquetage a été identifiée sur de la viande bovine congelée en provenance d’Argentine. L’emballage extérieur mentionnait un niveau « casher ‘halak », une certification particulièrement stricte concernant l’absence de défauts pulmonaires chez l’animal. Toutefois, le marquage interne ne faisait état que d’un niveau de cacherouth standard. Pour les consommateurs attachés spécifiquement au label « ‘halak », cette différence est significative. Le Rabbinat a exigé le retrait des lots concernés afin d’éviter toute confusion ou tromperie.

Une vigilance accrue face aux importations
Ces incidents interviennent dans un contexte d’augmentation des importations alimentaires en Israël. Ces dernières années, les réformes visant à stimuler la concurrence et à faire baisser les prix ont facilité l’entrée de produits étrangers sur le marché israélien. Si cette ouverture offre davantage de choix aux consommateurs, elle impose également un contrôle rigoureux des certifications religieuses.

La cacherouth en Israël repose sur un système structuré mêlant supervision publique et certifications privées. Toutefois, seule l’approbation officielle du Rabbinat garantit la reconnaissance nationale du statut casher d’un produit. L’utilisation non autorisée de mentions religieuses peut donc entraîner des sanctions et des retraits immédiats.


Le Grand Rabbinat appelle désormais les consommateurs, les détaillants et les superviseurs à redoubler d’attention, notamment en vérifiant la validité des cachets et des autorisations. Cette alerte souligne l’importance de la transparence dans un marché alimentaire où les exigences religieuses jouent un rôle central dans les choix d’achat.

Jérémie de Jforum.fr

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