Berlin menace de revoir son soutien à Israël
La diplomatie internationale vit une semaine particulièrement tendue autour du conflit israélo-palestinien. Tandis que plusieurs capitales européennes se préparent à reconnaître un État palestinien en septembre, Washington impose de nouvelles sanctions à l’Autorité palestinienne (AP) et à des membres de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Au même moment, l’Allemagne, longtemps considérée comme l’un des plus fidèles soutiens d’Israël en Europe, durcit son discours face à la persistance des combats à Gaza et à l’absence de perspectives politiques.
Une visite allemande sous haute tension
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johannes Waddepaul, est arrivé en Israël et en Cisjordanie pour une visite de deux jours, sans les habituelles marques de courtoisie diplomatique. Selon Berlin, l’objectif est clair : pousser Israël et l’Autorité palestinienne à engager un véritable processus de négociation pour parvenir à une solution à deux États.
Avant son départ, le chef de la diplomatie allemande a déclaré que « la reconnaissance d’un État palestinien ne pourra intervenir qu’au terme d’un processus négocié, mais ce processus doit commencer immédiatement ». Ses propos ont suscité une réaction virulente de la part du ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, qui a accusé Berlin de « soutenir le nazisme, 80 ans après l’Holocauste ».
Durant cette visite, Waddepaul doit rencontrer à Tel-Aviv son homologue israélien Gideon Saar, puis des représentants de l’ONU à Jérusalem, ainsi que des responsables palestiniens à Ramallah. Les discussions portent principalement sur l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza, l’arrêt des hostilités et la libération des otages détenus par le Hamas.
Une Europe de plus en plus divisée
Cette mission intervient alors que plusieurs pays européens, dont le Portugal, ont annoncé leur intention de reconnaître officiellement un État palestinien dès la rentrée. Le Premier ministre portugais Luis Montenegro a déclaré consulter sa coalition pour préparer cette décision. La France, le Royaume-Uni et le Canada ont également fait savoir qu’ils envisageaient une reconnaissance unilatérale, conditionnelle à certaines garanties.
Dans le même temps, la Suède a appelé à suspendre l’accord commercial entre Israël et l’Union européenne, estimant que « la situation humanitaire à Gaza est intenable » et que l’État hébreu ne respecte pas ses obligations en matière d’accès à l’aide. Le Premier ministre suédois Olaf Kristersson a demandé un gel immédiat de la clause commerciale et un accroissement de la pression internationale, y compris sur le Hamas, afin d’obtenir la libération rapide des otages.
Sanctions américaines contre l’AP et l’OLP
Alors que l’Europe tente de redessiner sa position, les États-Unis ont choisi une autre voie. Le Département d’État a annoncé des sanctions ciblées contre plusieurs responsables de l’Autorité palestinienne et de l’OLP, les accusant de saper les efforts de paix. Ces mesures comprennent notamment des restrictions de visas et d’autres sanctions financières, présentées comme nécessaires pour « préserver la sécurité nationale des États-Unis ».
Cette décision intervient alors que Washington fait face à un climat diplomatique changeant, où ses alliés européens se montrent plus critiques envers Israël, tout en poussant à un règlement politique du conflit.
Israël sous pression croissante
Malgré la fidélité affichée de Berlin ces derniers mois, l’Allemagne reste l’un des rares pays européens à refuser de sanctionner Israël ou de reconnaître un État palestinien sans négociation préalable. Mais cette position s’effrite : la coalition au pouvoir à Berlin est divisée, certains partenaires sociaux-démocrates appelant à un arrêt des livraisons d’armes à Israël.
La visite de Waddepaul est ainsi perçue comme un dernier avertissement à Jérusalem. En coulisses, l’Allemagne attend des engagements concrets sur l’aide humanitaire, la réduction des opérations militaires et la préparation d’un cadre politique pour « l’après-conflit ». Faute de progrès, l’équilibre diplomatique qui protège Israël en Europe pourrait rapidement basculer.
Pendant ce temps, l’opinion publique européenne se montre de plus en plus sensible aux images de famine et de souffrance à Gaza, accentuant la pression sur les gouvernements pour revoir leurs relations avec Israël et encourager une issue politique.
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Un seul responsable de cette situation catastrophique, le hamas avec le soutien de macron et du Qatar.
Les images de famine et de souffrance créées de toute pièce par les menteurs cyniques du hamas et que tout le monde gobe.