Le ministre de la Sécurité nationale affirme que la conseillère juridique du gouvernement et la Cour suprême cherchent à créer un précédent permettant à la bureaucratie judiciaire de destituer des ministres sans autorité ni motif. Selon lui, il s’agit d’une démarche qui met en danger le principe du choix démocratique.
JDN – David Fauchwanger
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a vivement attaqué aujourd’hui (lundi) la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara, à la suite de sa saisine de la Cour suprême d’Israël demandant que le Premier ministre explique pourquoi il ne le révoque pas de ses fonctions. Ben Gvir a affirmé qu’il s’agissait d’une tentative dépourvue de toute autorité visant à porter atteinte au gouvernement élu et aux fondements de la démocratie.
« La conseillère juridique franchit une nouvelle étape dans la tentative de transformer Israël en une dictature d’une junte judiciaire », a déclaré Ben Gvir. Selon lui, la requête déposée devant la Cour suprême vise à créer un précédent dangereux dans lequel des fonctionnaires juridiques décideraient qui peut être ministre, à la place du public et du Premier ministre.
Ben Gvir a souligné que la ‘Loi fondamentale : le Gouvernement’ définit explicitement les conditions limitant la nomination des ministres — des conditions qui, selon lui, ne sont pas réunies dans son cas. « Il n’y a ni condamnation, ni peine de prison, ni même enquête », a-t-il affirmé. « Malgré les tentatives de faire pression sur la police et de m’entraîner dans une enquête, elles ont échoué. »
Il a ensuite averti que la démarche ne le vise pas uniquement : « Il est clair que ce n’est pas seulement moi qui suis dans le viseur, mais aussi Benjamin Netanyahou et les autres ministres du gouvernement de droite. » Selon lui, si la Cour suprême devait juger qu’il est possible de révoquer un ministre de cette manière, il s’agirait d’un arrêt « manifestement illégal, sur lequel flotte un drapeau noir ».
Ces propos ont été tenus dans le contexte d’un affrontement inhabituel survenu hier lors d’une réunion du gouvernement entre le Premier ministre et les représentants du conseil juridique, autour de la demande de limogeage de Ben Gvir. Le ministre a conclu par une déclaration sans équivoque : « La conseillère juridique et la Cour suprême n’ont aucune autorité pour révoquer des ministres. Point final. Seul le public décide qui siège au gouvernement. »
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