Nous nous interrogions mercredi, sur la question de savoir si le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot s’était bêtement fait intoxiquer par le lobby israélien lorsqu’il a demandé mercredi à l’Assemblée Nationale des sanctions contre Francesca Albanese, ou s’il avait menti.

Eh bien, nous avons la réponse ce jeudi matin.
Devant l’évidence, la majorité des médias se trouvent d’abord obligés de reconnaître que les accusations israéliennes, portées en France par la députée Yadan et reprises par Barrot, reposent sur un trucage des propos tenus la semaine dernière en visioconférence sur Al-Jazeera par la rapporteuse spéciale de l’ONU pour les Territoires Palestiniens Occupés.
Le journal Le Monde va pour sa part plus loin, et écrit, sous la plume de Claire Gatinois : « Les autorités françaises n’ignorent pas que les accusations portées par Mme Yadan reposent sur un montage qui déforme à dessein l’intervention de Mme Albanese »
Pour rappel, voici l’intervention de Barrot à l’Assemblée Nationale le mercredi 11 février, ainsi que la version intégrale de l’intervention télévisée de Francesca Albanese le samedi 7 février.
Là, c’est brûlant.
Barrot condamne des propos jamais tenus par Albanese. Une simple recherche pour écouter le discours suffit pour le savoir. Est-ce une erreur ? Est-ce volontaire à des fins politiques ? Dans les deux cas, c’est grave. https://t.co/WNlx2rR8PA— Cemil Şanlı (@Cemil) February 11, 2026
L’intervention télévisée d’Albanese : à aucun moment elle ne désigne un peuple, israélien ou autre, comme « ennemi de l’humanité ».
Traduction :
« Le fait qu’au lieu d’arrêter Israël, la plupart des pays du monde l’ont armé, lui fournissant des excuses politiques, un appui politique, un soutien financier et économique, c’est un défi. Le fait que la plupart des médias dans le monde occidental amplifient le discours pro-apartheid, le narratif génocidaire, c’est un défi. Et en même temps c’est aussi une opportunité. Car si le droit international a été poignardé en plein cœur, il est également vrai que jamais auparavant la communauté internationale n’a connu les défis auxquels nous sommes tous confrontés, nous qui ne contrôlons pas d’importants capitaux financiers, ni d’algorithme, ni d’armes. Nous voyons maintenant que l’humanité a un ennemi commun, et que le respect des libertés fondamentales est la dernière voie pacifique, le dernier outil pacifique dont nous disposons pour recouvrer notre liberté. »
My full AJ Forum speech last week: the common enemy of humanity is THE SYSTEM that has enabled the genocide in Palestine, including the financial capital that funds it, the algorithms that obscure it and the weapons that enable it. pic.twitter.com/PzTQFFybsG
— Francesca Albanese, UN Special Rapporteur oPt (@FranceskAlbs) February 9, 2026
CAPJPO-EuroPalestine
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