Bardella : La gauche justifie la violence, envers « ses ennemis »

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«Une honte !» : une intervenante de BFMTV met en parallèle l’agression de Jordan Bardella et la «violence politique» du RN.

« Quand la gauche touche le fond, et pas seulement dans les sondages, c’est qu’elle a atteint le fond politiquement, socialement et surtout moralement. Complice de toujours de l’antisémitisme, elle s’attaque à la droite en l’accusant d’islamophobie, tout en devenant ainsi l’alliée objective des frères musulmans, à l’origine de ce concept, pour mieux radicaliser les banlieues. Elle est le premier vecteur de violence en légitimant un combat qu’elle croit politique, alors qu’il est avant tout religieux et civilisationnel. »

Commentant l’agression de Jordan Bardella survenue ce samedi, la journaliste Nesrine Slaoui a assuré que le patron du RN était « vecteur » de violences politiques. Des propos qui ont suscité un tollé au sein du parti à la flamme.

Dresser un parallèle entre de prétendues violences verbales et une agression physique, tout en jurant ne pas les confondre… C’était la teneur des propos tenus par Nesrine Slaoui sur BFMTV ce samedi. La journaliste a commencé par distinguer la « violence individuelle », qui est selon elle « facilement condamnable », et la « violence politique ». La première est celle subie par Jordan Bardella hier, dans le Tarn-et-Garonne, lorsqu’un homme ayant participé à un cortège d’extrême-gauche lui a écrasé un œuf sur la tête durant une séance de dédicaces.

La seconde, selon Nesrine Slaoui, est celle dont le patron du RN serait l’auteur. « Jordan Bardella mène dans le débat public une forme de violence politique envers une partie de la population », a-t-elle lancé. « Il a souvent des propos islamophobes et très caricaturaux quand il parle d’immigration. Il a un propos aussi violent pour beaucoup de personnes en France », a assuré l’intervenante sur BFMTV. « Condamner les propos de Jordan Bardella ne veut pas dire que ça justifie les violences physiques. Mais ça dit qu’il est aussi vecteur de violences politiques », a-t-elle poursuivi dans un propos confus.

Ces derniers n’ont d’ailleurs pas manqué de susciter la colère des membres du RN, dont le premier concerné. « Tout en se défendant de le faire, cette chroniqueuse sur BFMTV justifie mon agression par mes propos politiques « violents » et « islamophobes » », s’est indigné Jordan Bardella sur X. « Sait-elle que des gens sont morts dans notre pays pour avoir été accusés d’ »islamophobie » ? À quoi joue-t-elle exactement ? », a questionné le patron du RN.

« Je n’arrive pas à y croire. Non seulement personne ne réagit, mais en plus BFMTV invite Nesrine Slaoui pour justifier l’agression de Jordan Bardella », s’est de son côté insurgée la députée RN Laure Lavalette. Avant d’annoncer un « énième signalement » à l’Arcom et d’interroger : « Jusqu’où va-t-on descendre ? » La députée Caroline Parmentier a également tweeté : « une honte ! »

Après l’agression de samedi, une plainte a été déposée au nom de Jordan Bardella et du Rassemblement national. « Je vais bien », a souligné dans un tweet le président du RN, remerciant ceux qui lui ont envoyé des messages de soutien et « les centaines de lecteurs » venus à sa rencontre à Moissac. Le suspect a immédiatement été interpellé par les gendarmes qui se trouvaient sur place. L’eurodéputé RN n’a pas été blessé, il a été exfiltré quelques minutes avant de poursuivre sa séance de dédicaces.

L’agression s’est déroulée en quelques secondes, sans la moindre altercation préalable. L’individu aurait quitté la file d’attente pour se jeter sur le président du RN. D’après une source policière, il avait réussi à s’y glisser après avoir été aperçu quelques minutes plus tôt au sein d’un cortège antifa rassemblant une centaine de militants venus protester contre la venue de Jordan Bardella. Les policiers présents, épaulés par la sécurité privée, ont immédiatement mis le président du RN à l’abri.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’auteur présumé serait le même homme qui avait agressé Éric Zemmour lors d’un déplacement du candidat dans cette même commune en 2022. Ce septuagénaire avait alors été condamné à une amende avec sursis pour lui avoir écrasé un œuf sur la tête. Quelques jours plus tard, il avait récidivé en visant cette fois un bus de campagne de Marine Le Pen, toujours avec un œuf.

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