Depuis le 7 octobre 2023, la bande de Gaza n’est plus la même. Aux bâtiments détruits sous les bombardements israéliens s’ajoutent désormais, dans ce paysage apocalyptique, d’impressionnantes montagnes de déchets. Une vidéo, publiée jeudi 12 mars sur la chaîne YouTube du Guardian, montre ainsi des milliers de sacs-poubelle s’empiler sur plusieurs mètres de hauteur le long des routes et aux abords des camps de réfugiés.
À Gaza, plus de 175 000 tonnes de déchets solides sont laissées à l’abandon dans la ville, selon la porte-parole de la municipalité, citée par Middle East Monitor. Cette dernière accuse les autorités israéliennes d’empêcher les équipes municipales d’accéder à la principale décharge de Juhor Ad-Dik, à l’est de la ville.
Résultat : les habitants sont confrontés à une crise sanitaire sans précédent. “On se réveille dans un champ de microbes”, témoigne l’un d’entre eux dans la vidéo du Guardian, tandis qu’un autre affirme avoir des difficultés à dormir à cause de l’odeur nauséabonde et de l’arrivée massive des moustiques et des mouches. “C’est éreintant”, conclut-il.
68 millions de tonnes de débris
Mais le problème des déchets ne se limite pas à la ville de Gaza. Selon un article du Jerusalem Post publié en janvier, 90 % du système de collecte de déchets dans l’enclave palestinienne a cessé de fonctionner et 80 % des infrastructures d’égouts ont été détruites sous les bombardements. “N’ayant pas d’endroit où déposer leurs ordures, les gens les brûlent, ce qui produit des fumées et des poussières”, ajoute le quotidien israélien. Cette pratique provoque une augmentation de la pollution atmosphérique ainsi que des problèmes respiratoires chez de nombreux habitants.
Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), cité par The Wall Street Journal, au total l’enclave est jonchée de 68 millions de tonnes de débris en tout genre. On y retrouve les ordures quotidiennes des habitants, les restes de bâtiments, mais aussi des cadavres en décomposition. À ce jour, les corps d’environ 10 000 personnes sont toujours ensevelis sous les décombres, affirment les autorités sanitaires palestiniennes.
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