Au Pélég Yerouchalmi (groupe extrémiste de Jérusalem), on exprime une profonde indignation face à la décision du tribunal de libérer de détention le chauffeur de l’autobus qui a mortellement percuté l’adolescent Yossef Eisenthal ז״ל. « Il s’agit d’un mépris de la vie humaine et d’un abandon du sang des ‘harédim », dénoncent-ils.
JDN – Menachem Koldatzki
Au Pélég Yerouchalmi, on a vivement critiqué aujourd’hui (jeudi) la décision du tribunal de libérer de détention le chauffeur de l’autobus impliqué dans la mort par écrasement du jeune ‘harédi Yossef Eisenthal ז״ל, âgé de 14 ans. Dans un communiqué, le mouvement qualifie cette décision de « scandaleuse », affirmant qu’elle « transmet un message dangereux de banalisation de la vie humaine ».
Selon le Pélég Yerouchalmi, le discernement judiciaire dans ce dossier est gravement défaillant : « Un adolescent de 14 ans a perdu la vie, et le message qui sort du tribunal est : n’enquêtez pas, libérez ». À leurs yeux, la décision constitue un abandon de la protection de la vie humaine et porte une atteinte sévère au sentiment de justice.
Le Pélég Yerouchalmi rejette également la qualification des faits retenue par le tribunal. Contrairement à ce qui est indiqué dans la décision, il ne s’agirait pas d’une traînée de « quelques dizaines de mètres seulement », mais d’un événement grave et prolongé sur un axe routier central de Jérusalem.
Selon leur version, l’écrasement a commencé rue Yirmiyahu à l’angle de Tuval, où l’autobus aurait foncé dans la foule et heurté plusieurs jeunes. Le chauffeur aurait ensuite poursuivi sa route à vive allure par la rue Shamgar jusqu’au secteur du rond-point Belz–Ohel Yehoshua, tandis que l’adolescent Yossef Eisenthal ז״ל aurait été traîné sous l’autobus sur une longue distance, jusqu’à l’arrêt forcé du véhicule par la police près du carrefour Min’hat Yitzhak–Kedouchat Aharon.
Selon le Pélég Yerouchalmi, il s’agit d’un trajet continu de plus d’un kilomètre, au cours duquel la vie de dizaines de personnes aurait été mise en danger : « Traînée, blessures, mise en péril du public — et au final, libération du chauffeur. »
Dans leur déclaration cinglante, ils concluent : « Une loi pour les manifestants de Kaplan, une autre pour les ‘harédim. Le sang d’un adolescent ‘harédi vaudrait moins — et le message public est d’une dangerosité extrême. »
La source de cet article se trouve sur ce site

